Aller au contenu principal

L’initiative française à Bruxelles peine à « faire bouger l’Europe »

La France, qui a transmis à ses partenaires de l’Union européenne des propositions pour lutter contre la crise de l’élevage juge que la Commission européenne fait preuve d’initiatives insuffisantes ou tardives. Celle-ci se dit « consciente de la situation », mais ajoute-t-on à Bruxelles, elle « ne peut pas réinventer la roue »…

En septembre dernier, à l’appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, et au niveau européen du Copa, les agriculteurs avaient manifesté leur mécontentement devant le Parlement européen à Bruxelles.
En septembre dernier, à l’appel de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, et au niveau européen du Copa, les agriculteurs avaient manifesté leur mécontentement devant le Parlement européen à Bruxelles.
© UPA

« La Commission européenne est très consciente de la situation, pas seulement en France mais dans plusieurs États membres, plusieurs secteurs agricoles », a réagi le 8 février un de ses porte-parole, après que l’exécutif européen a été accusé par le Premier ministre Manuel Valls de « faire trop peu ou trop tard » face à la crise de l’élevage. Saisie d’un mémorandum de Paris sur les mesures européennes à mettre en œuvre pour faire face aux crises agricoles des secteurs laitier et porcin qu’elle fait analyser par ses services de l’agriculture et de la concurrence, la Commission européenne « ne peut pas réinventer la roue », souligne-t-on à Bruxelles, tout en rappelant qu’une enveloppe exceptionnelle de 420 millions d’euros a été répartie entre les Vingt-huit à l’automne dernier, en plus des opérations de promotion et des aides au stockage des produits laitiers et du porc, les États membres pouvant y adjoindre des mesures nationales dont la compatibilité avec les règles communautaires doit toutefois être vérifiée. Pour l’heure, l’exécutif européen, qui fait valoir ses contraintes budgétaires, se contente de souligner les possibilités offertes par la politique de développement rural pour répondre à la crise.
Une situation critique
En dépit du paquet d’aides et de quelques développements positifs à l’exportation, « la situation du marché reste critique si ce n’est inquiétante, notamment dans le cas des produits laitiers, de la viande porcine et des secteurs de l’élevage, la situation dans le secteur du lait ayant un impact sur celui de la viande bovine », reconnaît une note du secrétariat général du Conseil de l’Union européenne présentée le 8 février aux experts des États membres réunis au sein du Comité spécial agricole.
« Les circonstances internationales telles que le ralentissement économique continu en Chine et le vaste embargo russe sur les importations de produits alimentaires de l’Union européenne se chevauchent avec des tendances internes comme des volumes de production en hausse, qui reflètent en partie l’après quotas laitiers, des stocks d’intervention importants et des prix bas volatils. » Divers problèmes de santé animale continuent également d’affecter les secteurs du porc et de la volaille. Compte tenu de cette situation difficile, certains États membres ont instauré des mesures d’urgence au niveau national pour soutenir les agriculteurs dont les marges sont de plus en plus comprimées au point de mettre leurs exploitations en danger. La note rappelle que le commissaire européen Phil Hogan a confirmé en décembre la nécessité « de soutenir les producteurs avec tous les instruments à notre disposition, y compris les soutiens directs, le filet de sécurité du marché si nécessaire et les programmes de développement rural ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 18 février 2016, numéro 1347.

Les plus lus

Pour les producteurs de lait, l'interprofession doit être une instance de dialogue  sur tous les sujets.
« Les industriels veulent-ils encore faire tourner leur usine avec du lait français ? »

Après la démission du président du Cniel, et alors que les producteurs de la zone Alpes Massif central alertaient depuis…

Nicolas Peny (au centre) a ouvert les portes de son exploitation aux agents de l'OFB en formation.
Les agents de l'OFB ont désormais l'obligation de se former à la découverte de l'agriculture

Une quinzaine d'agents de l'OFB AuRA a suivi une formation de trois jours pour en apprendre davantage sur le monde agricole,…

Deux hommes et une femme devant le panneau de l'hostellerie
La famille Rouchet redonne vie à Curebourse

Bien implantés à Aurillac, Mickaël et Audrey Rouchet ont racheté l’hostellerie Saint-Clément, avec l’ambition d’y accueillir…

Une attaque de loup sur brebis et agneau, le 24 octobre dernier à la Tour d’Auvergne, a été confirmée par l’OFB
Une première attaque de loup dans le Puy-de-Dôme

En octobre, 4 nouveaux signalements de constats de prédation avec suspicion de loup ont fait l'objet d'expertise par le…

L'alimentation animale, la clé de performance productive des animaux

Une alimentation adaptée et une gestion optimisée des fourrages participent à garantir les performances du troupeau laitier et…

En présence d’Emmanuel Ferrand, conseiller régional, délégué au fonds Feader, Ludivine et Pierre Lot ont présenté leur exploitation agricole.
Garantir des prêts à l'installation en agriculture, c'est possible en Auvergne-Rhône-Alpes

Ludivine Lot s'est installée aux côtés de son conjoint, Pierre au Breuil dans l'Allier grâce notamment au fonds de garantie…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière