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L'Espagne devrait rouvrir ses portes aux échanges d'animaux

Après avoir fermé ses frontières, l'Espagne pourrait les rouvrir suite à l'annonce par le ministère de l'Agriculture d'une reconnaissance d'inactivité vectorielle dans la zone réglementée.

L'Espagne devrait rouvrir ses portes aux échanges d'animaux
L'Espagne devrait rouvrir ses portes aux échanges d'animaux
© Véronique Gruber - HLP

Selon un communiqué du ministère de l'Agriculture du 12 janvier, la zone réglementée, mise en place à la suite de la découverte de foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO), est entrée en période d'inactivité vectorielle (période où les insectes vecteurs de la maladie ne sont pas actifs) depuis le 5 janvier, sauf dans l'Aude. L'activité du moucheron vecteur de la maladie serait fortement réduite en raison du froid. De fait, le ministère a annoncé que « dans le cadre des négociations ininterrompues entre l'Espagne et la France, les autorités espagnoles ont accepté que les veaux ayant fait l'objet, 14 jours après le début de la période d'inactivité vectorielle, d'analyses démontrant qu'ils n'étaient pas touchés par la FCO (résultat d'analyse PCR négatif) puissent entrer sur leur territoire».

En ce début d'année, alors qu'elle avait eu tendance à se faire oublier pendant plusieurs semaines, la crise de la FCO revenait en force avec l'annonce du non renouvellement du protocole avec l'Espagne au 1er janvier 2016. Les autorités espagnoles avaient en effet décidé de se réfugier derrière l'application stricte du règlement européen en ne laissant entrer sur leur territoire que les jeunes veaux des zones touchées par la FCO issus d'un cheptel vacciné. Conséquences : les animaux destinés au marché espagnol restaient bloqués depuis le 1er janvier dans les fermes et l'équilibre économique des ateliers d'élevage et des filières, était à nouveau fragilisé.

Inquiète, la profession a très vite réagi, alertant les pouvoirs publics et le ministre de l'Agriculture en particulier sur les conséquences économiques que pouvaient engendrer ce nouveau coup d'arrêt au commerce d'animaux vivants. Pour les représentants professionnels régionaux (Copamac, Frsea et Jeunes agriculteurs du Massif central) l'arrêt des exportations des veaux laitiers vers l'Espagne est «la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! (...) Ce marché représente 7 000 à 10 000 veaux par mois en France, et le Massif central est très concerné. Pour certains départements, c'est une absence de débouché qui peut représenter jusqu'à 1 000 veaux par mois». Pour Yannick Fialip, responsable de la section laitière à la Frsea Massif central, « le veau naissant est une composante essentielle du revenu des producteurs de lait. Nous demandons donc aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités quant aux conséquences commerciales de la gestion sanitaire du sérotype 8 de FCO ».

Message semble-t-il entendu puisque dans la foulée, l'inactivité vectorielle dans la zone réglementée était reconnue et communiquée par le ministère de l'Agriculture.

Cette annonce devrait permettre la reprise des échanges de veaux vers l'Espagne (dès lors que ce pays aura donné son accord) et redonner un peu de souffle aux éleveurs.

FCO : la FNSEA 63 s'est mobilisée

 

Informée le 23 décembre sur le risque de non-renouvellement du protocole avec l'Espagne, la FNSEA 63 avait dès lors activé son réseau, alerté les Parlementaires et l'administration sur les enjeux sur le marché des veaux laitiers.

Une action était prévue ce vendredi matin. Elle ne sera pas utile pour le moment.

La période d'inactivité vectorielle est temporaire.

La FNSEA 63 maintient sa veille pour anticiper un nouveau blocage courant avril...

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