Les signes officiels de qualité réunis en Corrèze
La Fédération des labels rouges, IG¹ et STG² (FedeLIS) a tenu son assemblée générale à Concèze (19) le 18 juin. Les participants ont fait le point sur une année 2025 compliquée.
La Fédération des labels rouges, IG¹ et STG² (FedeLIS) a tenu son assemblée générale à Concèze (19) le 18 juin. Les participants ont fait le point sur une année 2025 compliquée.
Les labels à la peine
Accueillis par Jean-Marie Loizeau, président de FedeLIS en Corrèze, les représentants des filières ont dressé un constat unanime, le contexte 2025 ne leur a pas été très favorable. « De nombreuses filières sont en difficulté, a souligné Jean-Marie Loizeau. Les prix sont élevés, le pouvoir d’achat baisse et le consommateur boude nos produits ». En outre, la fédération estime les signes officiels de l’origine et de la qualité insuffisamment défendus par l’État, pourtant propriétaires de ceux-ci. L’emploi et le détournement du terme “label” sont tels que la FedeLIS appelle l’État à mieux le protéger, à rendre les produits plus accessibles aux consommateurs et à communiquer plus largement par une pétition en ligne. Chaque filière a évoqué son contexte. La filière volailles et œuf, représentée par le Syndicat National des Labels Avicoles Français (Synalaf) poursuit sa croissance. L’année 2025 aura été marquée en ce qui les concerne par la révision des normes européennes de commercialisation. Menacées de disparition, elles assurent une information fiable au consommateur via l’étiquetage des produits issus d’élevage de plein air. Pour les viandes Limousines, Jean-Pierre Bonnet, président de Limousin Promotion, a souligné la difficulté des distributeurs à tirer leur épingle du jeu avec la hausse des prix. Beaucoup se détournent donc des produits labels pour se replier vers le conventionnel plus aisé à vendre auprès de ménages touchés par la baisse du pouvoir d’achat. Le porc toutefois consolide ses volumes. En 2025 toujours, des échanges ont eu lieu avec les GMS autour de la visibilité des produits label dans leurs rayons.
INAO, vers plus d’efficience
De nombreuses discussions ont également eu lieu en 2025 avec L’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), chargée d’attribuer et de protéger les SIQO. En question, l’efficacité des processus de modification des cahiers de charges. Une feuille de route a été établie à l’horizon 2028. Elle priorise trois des missions de l’INAO : le traitement des cahiers des charges, le bio et la défense juridique. Sur l’aspect cahier des charges, trop d’allers-retours pour de petites modifications sont observés. Il est donc préconisé d’ouvrir largement le cahier pour le centrer sur ce qui est prioritaire. Une seule demande sera acceptée par an et les petites modifications ne donneront plus lieu à changement dans le dossier. En fin d’assemblée générale, les participants ont pu assister à une présentation autour du changement climatique et de l’évolution de la consommation avec en filigrane l’évolution inéluctable des signes officiels de qualité.
1. IG - indication géographique
2. STG - spécialité traditionnelle garantie