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Les propriétaires languedociens sortis du bois

La salle était comble à l’hôtel de région de Montpellier pour le forum intitulé La forêt sort du bois le 8 octobre. Avec la conférence Cop 21 en vue, les propriétaires forestiers souhaitent que leur travail soit reconnu d’utilité publique.

Pour Sylvie Coisne, Antoine d’Amécourt et Jeannine Bourrely, la communication est la clé pour l’image de la sylviculture.
Pour Sylvie Coisne, Antoine d’Amécourt et Jeannine Bourrely, la communication est la clé pour l’image de la sylviculture.
© Émilie Wood

« L’homme a du mal à gérer ce qui vit plus longtemps que lui », a résumé Antoine d’Amécourt, président national de Fransylva et du CNPF avant le forum intitulé La forêt sort du bois à Montpellier le 8 octobre. « Ce qui est sûr, c’est qu’avec 11 millions d’hectares de forêts privées en France (ndlr : sur 15 millions d’hectares au total), on n’a jamais eu autant de forêts qu’aujourd’hui. Les propriétaires forestiers de France ont besoin de “sortir de leurs bois” et de s’organiser pour réussir une gestion durable et nous, on a aussi besoin d’expliquer notre métier, de faire tomber les idées reçues. » Organisé par les branches régionales du CNPF, le centre de propriété forestière, Fransylva, association des forestiers privés et la région Languedoc-Roussillon, ce forum a réuni environ 150 participants, principalement des propriétaires forestiers de la région. Quatre grands thèmes étaient abordés : regrouper, récolter, renouveler la forêt et agir dans une filière professionnelle. Jeannine Bourrely, présidente du CRPF Languedoc-Roussillon, a souligné que la forêt méditerranéenne, aux premières loges du réchauffement climatique, pourrait servir d’exemple aux autres régions en faisant en sorte de s’adapter et de se transformer durablement. Rosemarie Losma, représentant la Région, a évoqué le programme régional Agir 2 soutenant six filières « d’excellence », dont le bois. « La politique forestière s’inscrit dans le programme de développement durable et le Languedoc-Roussillon prévoit une enveloppe de 16 millions d’euros de Feader pour la filière bois ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 5 novembre 2015, numéro 1332.

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