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Les professionnels fustigent les propositions du Gouvernement

Face à des propositions gouvernementales « inacceptables », la profession agricole a quitté la réunion de concertation.

Les attaques du loup sur un élevage sont très souvent vécues comme un véritable traumatisme pour l’éleveur.
Les attaques du loup sur un élevage sont très souvent vécues comme un véritable traumatisme pour l’éleveur.
© Parlement européen

Mardi dernier, à Lyon, les ministres de la Transition écologique et solidaire, et de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt n’ont pas marqué des points auprès des éleveurs. C’est le moins que l’on puisse dire, tant les mesures qu’ils ont annoncées pour faire face au loup, paraissent à deux milles lieux des réalités du terrain.

« Les éleveurs et l’élevage dans sa globalité sont sacrifiés au nom de la protection et de l’expansion du loup en France », résume Claude Font, responsable du dossier «loup » à la Fédération nationale ovine.

Les nouvelles propositions du plan loup consistent à conditionner l’indemnisation des dommages dus au loup à la mise en œuvre de mesures de protection, à prioriser les tirs d’effarouchement et de défense simple, à restreindre la délivrance des tirs de défense renforcée, et à interdire les tirs de prélèvement avant la fin de l’été avec la volonté affichée de fortement les réduire voire les supprimer…

« La paix pour les éleveurs, et zéro attaque sur leurs troupeaux »

« Alors que le nombre d’animaux domestiques tués par les loups est désormais annuellement supérieur à 10 000 et que le coût budgétaire dépasse les 26 millions d’euros, comment un État responsable peut-il à ce point faire fausse route. Par ces mesures, il encourage l’augmentation du nombre de loups », déplore la Fédération nationale ovine dans un communiqué.

Dans ces conditions, les organisations agricoles (FNSEA, JA, APCA, FNO) envisagent de cesser les discussions. « Nos propositions pour le plan loup 2018/2022 ont été balayées d’un revers de la main ! Nous ne pouvons tolérer cette manière de travailler alors que les éleveurs se trouvent dans une profonde détresse à cause de ce prédateur et quittent le métier sans être remplacés. Si les deux ministères refusent de nous écouter et de nous respecter, les éleveurs de France sauront faire entendre leur voix, leur lassitude et leur désespoir de quelle que manière que ce soit ! Notre objectif reste le même : la paix pour les éleveurs et zéro attaque sur leurs troupeaux » , concluent les professionnels, dans une déclaration commune.

 

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