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Les OPA mobilisées pour installer et accompagner les agriculteurs

Présidents de Chambre d’Agriculture, FDSEA et JA ont ensemble présenté leurs voeux au monde agricole.

Les présidents de la Chambre d’Agriculture Michel Chouvier, de la FDSEAYannick Fialip, et des Jeunes Agriculteurs Anthony Fayolle.
Les présidents de la Chambre d’Agriculture Michel Chouvier, de la FDSEAYannick Fialip, et des Jeunes Agriculteurs Anthony Fayolle.
© ©HLP

C’est désormais une “coutume“, les présidents de la Chambre d’Agriculture, de la FDSEA et des JA, présentent ensemble leurs voeux au monde agricole face à la presse. Ce lundi 8 janvier, Michel Chouvier, Yannick Fialip et Anthony Fayolle se sont donc prêtés au jeu et ont tracé quelques perspectives pour 2018 avant de revenir sur le projet Agricole Départemental validé en décembre par Monsieur le Préfet (lire en pages 3 et 4).
Sans être exagérément positif, le président de la FDSEA a noté une conjoncture un peu plus favorable en ce début d’année, pour l’ensemble des productions, ce qui met un peu de baume au coeur des agriculteurs. Mais il note surtout un regain d’optimisme au sortir des États Généraux de l’Alimentation, avec pour message essentiel pour l’agriculture, l’objectif de prendre en compte les coûts de production pour fixer les prix de vente des produits agricoles et non seulement les cours mondiaux. Il insiste aussi sur les liens renoués avec la Grande distribution, même si tout n’est pas parfait encore.

En attente d’une loi sur les prix de vente
Les professionnels attendent maintenant avec impatience une loi qui vienne entériner ce principe et encadrer un certain nombre de règles commerciales comme l’interdiction de vendre à bas prix, les seuils de ventes à perte… La profession est suspendue aux décisions à prendre par le Gouvernement, tant la politique des prix est primordiale pour redonner de la lisibilité aux producteurs.
Et Yannick Fialip de souligner ; «On ne demande pas des 100 et des 1 000. On demande juste 10 à 15 % d’augmentation de nos prix de vente pour pouvoir vivre de notre métier…». Michel Chouvier renchérit sur cette nécessité absolue de fixer les prix en fonctions des coûts de production pour éviter une fluctuation des prix pénalisante et opaque.

Stop aux attaques sur le métier
Autre sujet phare sur lequel les responsables se sont attardés, ce sont les attaques incessantes sur leur métier. Ils ont redit leur «ras-le-bol» face à ceux qui dénigrent le métier et mettent systématiquement en avant les dérives perpétrées par une minorité alors que les agriculteurs dans leur grande majorité s’efforcent d’être respectueux de leur environnement, de monter en gamme les produits issus de leurs fermes, et de répondre au mieux aux attentes sociétales…
«C’est un crève-coeur de se voir attaquer en permanence» insiste Yannick Fialip. Michel Chouvier attire aussi l’attention sur ces dérives : «C’est scandaleux d’entendre certaines critiques venant de personnes qui ne connaissent pas notre métier et ses pratiques. C’est inacceptable…». Et de souligner que cela «pèse de plus en plus sur le moral des agriculteurs et en particulier de ceux qui ont les exploitations les plus fragiles».
Même constat pour le président des JA43 Anthony Fayolle, qui regrette que cette image dissuade des jeunes de s’installer dans les métiers de l’agriculture, alors que précisément c’est un secteur qui embauche des chefs d’exploitation et des salariés.

Communiquer plus et mieux
Néanmoins les 3 professionnels reconnaissent que le monde agricole ne sait pas communiquer et qu’il va donc falloir remédier à cela en étant plus présent sur les réseaux sociaux notamment pour répondre à leurs détracteurs et surtout pour montrer ce qu’ils font. Ils veulent aussi ouvrir davantage leurs exploitations pour communiquer en direct avec les consommateurs et les citoyens et rétablir des vérités sur le métier.
«Nous devons retisser du lien entre les agriculteurs et les gens qui trop souvent se sont éloignés des campagnes et des fermes… Et cela doit commencer dès le début, dans les écoles, au collège…» explique Anthony Fayolle. Les JA le font déjà à travers leur opération Sourire au coeur du Puy notamment, la Chambre d’Agriculture aussi avec des opérations Fermes ouvertes, mais de l’avis des 3 responsables, il faut poursuivre dans cette direction et multiplier les occasions.
Le président des JA, appuyé par ses 2 collègues, a insisté sur la nécessité d’installer. 62 jeunes ont été installés avec la DJA en 2017, et les pronostics pour 2018  sont sur la même tendance. Mais il faut continuer à travailler pour faciliter la transmission des exploitations et accompagner les jeunes. Anthony Fayolle insiste sur les opportunités qui s’offrent aujourd’hui aux jeunes en agriculture et sur les choix qu’ils sont aménés à faire par eux-mêmes. «Si on travaille comme il faut, et si on a des prix corrects, on peut sortir un revenu en agriculture» dit-il, ajoutant «on n’a pas de problème de chômage en agriculture…».
Michel Chouvier, Yannick Fialip et Anthony Fayolle se rejoignent pour formuler des voeux de bonne année à tous les agriculteurs en les invitant à se rapprocher des organisations professionnelles pour un accompagnement dans toutes les étapes de leur développement, de l’installation à la transmission. «À travers le PAD, c’est ensemble, Chambre d’Agriculture, FDSEA, JA que nous voulons nous mobiliser pour installer et renouveler les générations».

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