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Les myiases ovines

Les myiases font des dégâts dans les cheptels ovins. Deux mouches en sont les principales causes : Lucilia sericata et Wohlfahrtia magnifica.

Wohlfahrtia magnifica.
Wohlfahrtia magnifica.
© Alvesgaspar

Le développement des myiases dépend de plusieurs facteurs : la réceptivité de l’hôte, le système d’élevage, les conditions climatiques, la situation géographique. Des éléments en favorisent toutefois le développement : le réchauffement climatique, les conduites d’élevage en plein-air qui se généralisent, l’augmentation de la taille des troupeaux…
Lucilia sericata

La mouche est attirée par les odeurs issues de la décomposition de l’urine. Les lésions se localisent essentiellement autour de la queue et sur l’arrière-train, voire lors de forte activité de mouches, au niveau de l’espace inter-digité. Le cycle peut être très rapide si les conditions climatiques sont favorables. Une fois les œufs pondus, si l’hygrométrie est supérieure à 30 %, les asticots atteignent très vite le stade L3. À ce stade, les asticots se retrouvent sur le sol pour la pupaison qui, elle aussi, dépend de la température. Ce sont les larves L2 et L3 qui provoquent des lésions visibles. Elles sécrètent des enzymes qui digèrent et liquéfient les tissus. L’animal atteint manifeste des signes d’anorexie et de douleur. Des zones de couleur noirâtre sont observées dans les régions touchées. Si rien n’est fait, l’animal meurt en deux ou trois jours par toxémie ou septicémie. La fréquence d’apparition des myiases augmente avec la chaleur et l’humidité. L’épaisseur de la toison est également un facteur de risque. Chez les jeunes, le parasitisme interne est un élément favorisant. Les arrières trains souillés son aussi un facteur aggravant.
Wohlfahrtia magnifica
Elle se trouve en altitude. La mouche est attirée par les écoulements cutanés, les plaies et les muqueuses. Elle ne peut pas se développer sur des milieux en décomposition. Son activité dépend de la luminosité et de la température. La mouche va déposer des larves mobiles qui vont se nourrir de tissus sains et de lymphe. Leur croissance est très rapide. En moins d’une semaine, les larves L3 se retrouvent au sol pour effectuer leur pupaison. Les lésions sont profondes, elles se situent essentiellement au niveau de la vulve, du fourreau, dans les oreilles, dans l’espace inter-digité et sur les plaies. Il n’y a que quelques dizaines de larves sur une lésion. La douleur est importante. Les animaux atteints s’isolent, ne mangent plus. La mort est souvent inéluctable lorsque les lésions sont importantes. Pour des atteintes plus bénignes, les conséquences économiques sont importantes avec notamment une chute de production laitière et une perte de poids.

La suite dans le Réveil Lozère, page 10, édition du 14 janvier 2016, numéro 1342.

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