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Les marges de la grande distribution à la loupe des brigades de contrôle

Le gouvernement a pris partie en faveur des producteurs, en s’engageant à faire la transparence sur les marges des grandes surfaces et à évaluer la loi LME.

L’actualité agricole n’aura pas épargné le ministre Barnier sur le départ.
L’actualité agricole n’aura pas épargné le ministre Barnier sur le départ.
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France Inter, TF1,... le blocage des plates-formes de distribution par les producteurs à l’appel de la FNSEA et de JA en fin de semaine dernière a fait la une des médias, peu coutumiers de ce traitement de premier plan des questions agricoles. L’ampleur du mouvement - les deux tiers des plates-formes françaises ont été paralysées - mais surtout le fait que ces blocages aient commencé à se traduire par des rayons vides en grandes surfaces y sont sans doute pour beaucoup. Ainsi, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) estimait dès vendredi qu’il “pouvait déjà manquer jusqu’à 25 % des produits laitiers” dans certains rayons. Mais il semble aussi que cette médiatisation corresponde à une véritable prise de conscience des consommateurs sur cette problématique des marges entre les différents acteurs de leur alimentation.

“Gendarmes” de GMS
Prise de conscience également du côté du gouvernement de l’urgence à agir. Ainsi, si vendredi matin Michel Barnier défendait devant le congrès des Jeunes agriculteurs à Saint-Flour les débuts de l’observatoire des prix et des marges, mis en place trois mois plus tôt, il déclarait le lendemain à l’issue de sa rencontre avec les responsables de la FNSEA et de JA : “En matière de transparence, on est loin du compte. Il faut clairement dans le semaines et les mois qui viennent faire des progrès de vérité des prix.” Et le ministre de l’Agriculture de s’engager à “généraliser les contrôles” sur les prix et les marges  et à “sanctionner quand il le faudra”. Une brigade de contrôle composée d’inspecteurs et contrôleurs de la DGCCRF va être créée dès la semaine prochaine, précisait Luc Chatel, secrétaire d’État à la Consommation également présent à cette rencontre. Il concédait que l’observatoire “ne fonctionne pas” et affirmait que le “gouvernement allait changer de braquet” avec “une expertise contradictoire et indépendante pour s’assurer de la validité des données transmises”. Autres promesses : la généralisation de l’étiquetage obligatoire “France” des produits en lien avec les propositions de la Commission européenne sur le Livre vert sur la qualité. Une nouvelle réunion, axée sur l’évaluation de la loi LME (loi de modernisation de l’économie) et de son article le plus contesté sur la négociabilité des conditions de vente, était prévue ce mercredi autour de la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, cette fois avec les représentants de la grande distribution et des consommateurs. Au vu de ces promesses, les blocages étaient levés dans le week-end, même si le président de la FNSEA se montrait prudent : “Les actes d’aujourd’hui doivent être confirmés par la grande distribution”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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