Aller au contenu principal

Les machines à bêcher passent là où les charrues s’arrêtent

Les machines à bêcher ameublissent et aèrent le sol sans créer de semelle de labour. Elles se déclinent selon deux principes de fonctionnement : mouvement alternatif ou rotatif, dont l’action et la demande de puissance diffèrent.

Les machines à bêcher ne demandent pas de puissance de traction, car le mouvement de leurs organes travaillants a pour effet de « pousser » le tracteur, comme une fraise rotative.
Les machines à bêcher ne demandent pas de puissance de traction, car le mouvement de leurs organes travaillants a pour effet de « pousser » le tracteur, comme une fraise rotative.
© Lafforgue

Assez répandues dans le maraîchage, les machines à bêcher restent peu utilisées dans les exploitations de grandes cultures. Elles se retrouvent surtout dans les régions aux terres à forte teneur en argile et dans les zones de fond de vallée (Allier, Limagne, Puy-de-Dôme, Vallée de la Saône…). Ces matériels présentent l’avantage d’être complémentaires à la charrue, ou de la remplacer. Ils interviennent sur une grande plage de profondeur de travail allant de 15 à 50 cm, voire plus d’un mètre pour des applications spéciales, dispensant ainsi des opérations de décompactage. Ces outils s’affranchissent particulièrement bien des conditions humides et cassent les éventuelles semelles de labour, réinstaurant ainsi une bonne capillarité. En continuant de travailler là où les charrues s’arrêtent, ils élargissent les fenêtres d’intervention. « Les machines à bêcher permettent de récupérer des structures de sol après des récoltes en conditions difficiles à l’automne. Nous avons aussi des clients, dans le Sud-ouest en particulier, qui les utilisent l’été après la moisson pour enfouir les pailles et préparer le sol avant les semis de colza, par exemple », indique Philippe Lafforgue, directeur de Lafforgue Béchamatic. Leurs principaux ennemis s’avèrent être les cailloux, qui dégradent rapidement les bêches et entraînent la casse des boulons de sécurité. Ces machines se classent en deux familles : les modèles à mouvement alternatif, aussi appelés pelles-bêches ou bêcheuses (voire rotobêches par abus de langage) et les versions rotatives, dénommées rotobêches ou charrues rotatives.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière