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Les laboureurs ont dû en découdre sur la terre grasse du Veinazès

Dimanche à Labesserette se tenait le concours départemental de labour. Une belle fête qui a fait fi des quelques ondées orageuses et s’est taillé un beau succès.

Des épreuves très techniques qui prévoient un sillon droit et régulier à une profondeur définie et un chaume enterré.
Des épreuves très techniques qui prévoient un sillon droit et régulier à une profondeur définie et un chaume enterré.
© R. S.-A.

Dimanche à Labesserette, la terre était bien grasse. Les orages à répétition qui n’ont pas épargné le Veinazès, ont compliqué la tâche des douze équipes engagées. Les caprices de la météo n’ont cependant pas découragé totalement le public, venu finalement assez nombreux... entre les gouttes. Un soulagement pour l’équipe organisatrice et sa quinzaine de bénévoles, mobilisés depuis février ! Avec 270 repas servis à midi - auxquels s’ajoutent 80 tripoux dévorés en matinée - les jeunes agriculteurs se sont assurés l’équilibre du budget de la manifestation qui nécessite près de 25 000 euros d’investissement et... beaucoup de temps. Olivier Plantecoste, président cantonal des Jeunes agriculteurs, confirme que les réunions se sont multipliées, des moments pris sur le temps de travail. De fait, les Jeunes agriculteurs du secteur de Montsalvy ont peut-être été moins présents sur le front des revendications ces derniers temps.

Une parenthèse dans la morosité
Mais dès la rentrée sonnée, ils promettent de remettre toute leur énergie au profit de revendications servant la défense du monde agricole et favorisant l’installation. “Car si on ne fait rien, nous perdrons rapidement 20 à 25 % de nos effectifs”, prévoit le responsable des JA. En attendant, il se félicite d’avoir pu sensibiliser divers publics au métier de l’agriculture, dans une atmosphère détendue lors de cette grande manifestation. Il fallait bien les 6,5 hectares de la parcelle de Daniel Prat, exploitée par Jérôme Bonnet pour tout accueillir. Le principe ? Un concours de labour qui sert de prétexte à une large fête populaire agricole. Car si les tracteurs et les charrues des douze équipes engagées attirent les curieux, bien peu derrière les barrières savent le niveau d’exigence du jury, présidé par Benoît Julhes, et les critères très techniques retenus pour juger du travail réalisé sur une parcelle trapézoïdale ! Plus simple à comprendre, les jeux de vaches landaises qui ont assuré le spectacle tout au long de la journée et déclenché de nombreux fous rires.

Spectacles pour tous
S’ajoutaient aussi à ce programme chargé, des démonstrations de chiens de troupeaux sur des vaches laitières et sur des oies, une exposition de matériel ancien (grâce, entre autres, au musée du Veinazès) et même une ancienne batteuse en service. Pour les plus jeunes, des structures de jeux avaient été gonflées sous un chapiteau géant. Quant à la clôture, elle se promettait d’être gourmande et musicale, entre aligot saucisse et concert rock.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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