Les JA de la Corrèze au Congrès national
Du 2 au 4 juin 2026, une délégation corrézienne composée de Rémy Bourdoux, Camille Privat, Pierre Cazes et Gaëtan Coste a représenté le département au Congrès national des Jeunes Agriculteurs, organisé à Bourg-en-Bresse. Un rendez-vous incontournable pour le réseau JA, marqué cette année par l'élection d'un nouveau Bureau national et par des débats de fond sur l'avenir de l'agriculture française.
Du 2 au 4 juin 2026, une délégation corrézienne composée de Rémy Bourdoux, Camille Privat, Pierre Cazes et Gaëtan Coste a représenté le département au Congrès national des Jeunes Agriculteurs, organisé à Bourg-en-Bresse. Un rendez-vous incontournable pour le réseau JA, marqué cette année par l'élection d'un nouveau Bureau national et par des débats de fond sur l'avenir de l'agriculture française.
Pour Rémy Bourdoux, Président des JA de la Corrèze, ce congrès a une nouvelle fois démontré la force du syndicat:
C'est un moment important de la vie du réseau. Nous avons l'occasion de nous retrouver entre jeunes agriculteursvenus de toute la France, mais aussi de débattre et de construire ensemble les orientations que nous voulons porter au niveau national. »
Un nouveau Bureau national élu
Cette édition 2026 avait une dimension particulière puisqu'elle était élective. Le jeudi 4 juin, les délégués ont renouvelé l'intégralité du Bureau national. Jocelyn Dubos, agriculteur en Isère, a été élu président, tandis que Loïc Scalabrino, éleveur laitier dans le Doubs, devient secrétaire général.
Cette nouvelle équipe s'inscrit dans la continuité des combats portés par les JA : favoriser l'installation des jeunes, assurer la viabilité économique des exploitations et garantir le renouvellement des générations en agriculture », souligne Camille Privat, Secrétaire générale des JA de la Corrèze.
Souveraineté agricole et commerce international
au cœur des échanges
Le mercredi 3 juin était consacré au rapport d'orientation intitulé « Souveraineté agricole et commerce international : le défi d'une agriculture européenne puissante ». Un sujet qui a donné lieu à de nombreux échanges entre les délégations. Plus de 80 amendements ont été adoptés au cours de la journée.
« Ce qui est intéressant dans cet exercice, c'est que chaque territoire peut faire remonter ses préoccupations. Les réalités sont différentes selon les régions, mais nous partageons les mêmes enjeux de compétitivité, de production et de souveraineté alimentaire », explique le jeune agriculteur corrézien.
Cette année, les organisateurs avaient également fait le choix de multiplier les temps de parole ouverts.
« Il y avait beaucoup plus d'interactions avec le Bureau national. Les micros étaient largement accessibles, ce qui a permis de rendre les débats plus vivants et plus représentatifs des attentes du terrain », apprécie Camille.
La Corrèze fait entendre sa voix
La délégation corrézienne a pleinement participé aux discussions en portant plusieurs dossiers importants pour le département.
Rémy Bourdoux a pris la parole sur le thème de la concurrence déloyale pour présenter l'action conduite en Corrèze concernant les contrôles des camions transportant des produits agricoles. Une intervention qui lui a permis de rappeler la nécessité d'une mobilisation nationale sur ce sujet majeur pour la défense de l'agriculture française.
De son côté, Pierre Cazes a rappelé l'importance des contrats EGAlim pour sécuriser le revenu des agriculteurs et rééquilibrer les relations commerciales au sein des filières.
La question de la prédation a également occupé une place importante dans les échanges.
Nous avons insisté sur les difficultés rencontrées par les éleveurs face à la présence du loup, de l'ours ou encore des vautours. C'est un sujet qui préoccupe de nombreux territoires et pour lequel nous attendons des réponses concrètes», indique Rémy.
Un dialogue inédit avec les responsables politiques
Parmi les nouveautés de cette édition, les congressistes ont participé à un débat réunissant plusieurs candidats à l'élection présidentielle.
C'était une première et cela a été très apprécié. Nous avons pu les interpeller directement sur des sujets essentiels comme l'installation, la PAC ou la gestion des prédateurs. Cela montre que les Jeunes Agriculteurs sont reconnus comme un interlocuteur incontournable du monde politique », estime Camille.
Des échanges qui renforcent le réseau
Au-delà des travaux statutaires et des débats, le congrès reste un moment privilégié de rencontres entre jeunes agriculteurs venus de toute la France.
Ces trois jours permettent aussi de découvrir d'autres systèmes de production, d'échanger sur nos pratiques et de partager nos expériences. C'est extrêmement enrichissant. Les moments plus informels, lors des repas ou des soirées, participent aussi à la cohésion du réseau », confie-t-il.
Pour le nouveau président des JA de la Corrèze, ce congrès confirme l'importance de l'engagement syndical :
Plus que jamais, nous devons faire entendre la voix des jeunes agriculteurs. Ce sont ces échanges et ce travail collectif qui nous permettent de construire les solutions de demain pour notre agriculture. »