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Les GMS de Haute-Loire sous surveillance !

Lundi 9 février, la section laitière de la FDSEA 43 et le groupe lait des JA ont vérifié les prix et l'origine des produits laitiers dans 3 grandes et moyennes surfaces du bassin du Puy-en-Velay.

Un groupe d'éleveurs après l'opération de surveillance des produits laitiers conduite au sein du magasin Auchan à Brives Charensac
Un groupe d'éleveurs après l'opération de surveillance des produits laitiers conduite au sein du magasin Auchan à Brives Charensac
© FDSEA 43

Mobilisation éclair dans les grandes surfaces

Une dizaine d’éleveurs laitiers de la FDSEA et des JA sont passés à l’action dans les magasins des enseignes Auchan, Intermarché et Lidl. Une mobilisation éclair, le temps de vérifier l’origine et les prix des produits laitiers mis en rayon et de les sticker afin de sensibiliser les consommateurs.
Ces contrôles interviennent dans un contexte de négociations commerciales entre les GMS et les industriels, et répondent à un mot d’ordre national lancé par la FNPL fin janvier.

Produits non conformes et tromperie sur l’origine

Le beurre, l’emmental, le cheddar et le lait UHT étaient plus particulièrement ciblés le 9 février par les éleveurs. Cette visite a permis de mettre en évidence de nombreuses anomalies.
« Nous avons trouvé du cheddar fabriqué avec du lait hors UE, en provenance de Grande-Bretagne, ainsi que beaucoup de lait UHT demi-écrémé non français (venu de Belgique, Irlande et Pays-Bas), vendu à un prix inférieur à 1 €/litre (0,92 € exactement). Ce prix est bien en dessous de nos coûts de production ! » s’indigne Lionel Guy, président de la section laitière de la FDSEA.

Les agriculteurs ont également dénoncé une tromperie manifeste avec une plaquette de beurre commercialisée sous la marque française “Président”, mais fabriquée à partir d’un lait origine UE aux provenances multiples et imprécises (Allemagne, Irlande, Pays-Bas, Belgique).

 

Actions symboliques pour alerter les consommateurs

Tous ces produits jugés non conformes et irrespectueux par les éleveurs ont été minutieusement stickés avec les mentions « Prix du lait insuffisant pour l’éleveur » et « Lait origine inconnue ».
En accord avec les directeurs des magasins concernés, les agriculteurs sont passés à la caisse avec six packs de lait, proposés à bas prix aux consommateurs, afin de les acheter au prix payé aux producteurs, soit 40 centimes par litre.
Ce lait a ensuite été gracieusement remis, le 11 février, à l’association humanitaire Croix-Rouge française.

Exiger une rémunération juste pour les producteurs

« À travers cette action de surveillance, nous demandons que la grande distribution mette la pression sur les industriels pour que les hausses de prix du lait bénéficient enfin aux producteurs, avant la fin des négociations », explique Lionel Guy.
Il ajoute : « Les coûts de production, notamment en zone de montagne, doivent être reconnus. Il faudrait un prix de 578 €/1 000 litres (l’équivalent de deux SMIC) pour qu’un éleveur soit correctement rémunéré. Or, depuis deux mois, le prix du lait est en moyenne de 410 €, contre 470 € en novembre. Si demain les entreprises veulent encore des producteurs de lait, il faut une rémunération correcte ! »

La FDSEA et les JA entendent poursuivre leur opération de surveillance des GMS jusqu’à l’obtention de résultats concrets.

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De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
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