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Les filières volailles de chair et poules pondeuses cherchent des éleveurs

AVICULTURE La filière aviculture recrute des éleveurs en poules pondeuses et en volailles de chair. Une opportunité de diversification pour les fermes altiligériennes.

Les acteurs de la filière avicole recherchent de nouveaux ateliers sur la Haute-Loire.
Les acteurs de la filière avicole recherchent de nouveaux ateliers sur la Haute-Loire.
© HLP

Le 14 avril, la section avicole de la FDSEA et les JA organi- saient une journee specialement dediee a l’aviculture, une filiere qui est a la recheche d’eleveurs en particulier dans notre departement. «Dans ces periodes ou les filieres dites classiques (lait, bovins allaitants, ovins...) connaissent des difficultes. Il est important de se tourner vers des productions qui permettent de developper le revenu des agriculteurs» ont souligne le president de la FDSEA, Yannick Fialip et Claire Souveton, presidente de la section avicole. Or, les volailles font partie de ces productions porteuses car tres appreciees des consommateurs.

Une consommation dynamique
«La viande de volailles est la seule viande dont la consommation est en hausse en France». Quant aux poules pondeuses, «la filiere oeuf alternatif devrait se developper suite a l’arret annonce de la mise en rayon et de l’utilisation des oeufs en code 3*» a souligne Laurence Romanaz, chargee de mission a la Chambre regionale d’agriculture.
Dans ce contexte plutot porteur, la filiere avicole est donc clairement a la recherche de nouveaux eleveurs. C’est justement pour communiquer sur ces opportunites d’ouvertures de nouveaux ateliers que des acteurs de la filiere intervenant sur notre territoire, Atrial et les Fermiers de l’Ardeche etaient invites le 14 avril.
La societe Atrial (groupe Eurea) representee par Julien Ducros a fait etat d’opportunites d’ouvertures d’ateliers en volailles sous label et bio avec les Fermiers de l’Ardeche en zone IGP (voir plus bas) et en poules pondeuses sous label ou bio egalement.

Il s’agit d’ateliers de 6000 poules en Label Rouge et de 9000 poules maximum en bio. Atrial assure un suivi personnalise du projet, un suivi technique et assure un revenu minimum a l’eleveur ; Julien Ducros annonce un revenu annuel de 30 - 35 000 € avant MSA.

Poules pondeuses : prendre en compte l’astreinte quotidienne
Toutefois, ce dernier attire l’attention des eleveurs sur l’astreinte importante de cette production qui doit obligatoirement etre prise en compte : «un atelier de poules pondeuses label ou bio genere 4 heures de travail quotidien» indique-t-il.
Une autre contrainte importante est a souligner, ce type d’ateliers necessite des surfaces de parcours consequentes (autour de 3 ha).
«La Haute-Loire est un departement dont le foncier a ete peu remembre et les constructions sont souvent alleatoires dans les villages. Cela va etre dur de trouver ces 3 ha necessaires» a indique Yannick Fialip qui envisage de lancer une reflexion sur le schema des structures avec la Safer en vue d’anticiper des installations en poules pondeuses ou bien de proceder a des echanges de parcelles en propriete. «Du cote des Fermiers de l’Ardeche (filiale du groupe LDC qui detient des marques aussi reputees que Le Gaulois, Marie...), on recherche des eleveurs de poulets de chair. Organisme integrateur, la structure Ardevol fait le lien avec les acteurs de la filiere (fabricants d’aliments, couvoirs, organisme certificateur, veterinaires, appui technique aux eleveurs...) et recherche des debouches pour assurer une remuneration aux eleveurs» a explique François Cotoni, responsable LDC. Ce dernier a identifie des pistes de developpement importantes en volailles bio et en chapons. «Avec une astreinte de travail quotidienne de l’ordre de 1h15 - 1h30, les poulets labels s’adaptent bien avec des ateliers lait et allaitants» a-t-il lance en direction des eleveurs presents dans la salle. Cote revenu, «pour un batiment de volailles de chair, on table sur une remuneration de 14 000 € par an soit 50 € de l’heure en marge brute» estime François Cotoni. «Peu de productions permettent de degager ce revenu» affirme le presi- dent de la FDSEA.

Un revenu complementaire

David Mallet eleveur qui s’est installe en Gaec avec son pere en 2013 en ouvrant un atelier poulets avec Ardevol ne regrette pas son choix : «L’atelier nous apporte un revenu complementaire. Si on fait bien son travail, on obtient une revalorisation de +7 cts d’€/kg. C’est encourageant». Dans la filiere avicole par ailleurs tres organisee, les debouches et les revenus semblent etre au rendez-vous ; des opportunites de diversification sont a saisir. Le president de la section regionale Jacques Force a toutefois regrette que «cette production soit mal vendue par nos prescripteurs a l’image de certains centres de gestion». Cette journee s’est terminee autour d’un buffet froid offert par Atrial.

*oeufs de poules elevees en cage ou en batterie




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