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Congrès FNB
Les éleveurs restent sur leur faim

Le ministre de l'Agriculture n'a pas répondu aux interrogations des éleveurs de la Fédération Nationale Bovine réunis en Congrès aux Sables-d'Olonne en Vendée, les 5 et 6 février 2014. Ils voulaient surtout en savoir plus sur les derniers arbitrages de cette réforme de la PAC et en particulier sur le montant de la prime au-delà des quarante premières vaches allaitantes.

Même si certains représentants de la FNB inquiets, ont affirmé que la réforme de la PAC ne donnait pas davantage la priorité à l'élevage, de nombreux éleveurs commencent à constater que la convergence des aides du premier pilier conduira à une baisse de leurs soutiens.
Pourtant, toutes les délégations des éleveurs de France attendaient le ministre de l'Agriculture sur ses arbitrages dans la mise en oeuvre de cette réforme. Si la délégation creusoise conduite par Christian Arvis, accompagné de Pascal Lerousseau, Pascal Josse et Jean-Philippe Viollet est restée très déçue de la prestation du ministre, le président de la section bovine a pour sa part condamné ce silence en déclarant « qu'à l'heure où se met en place cette réforme, il est inadmissible que nous ne connaissions pas encore toutes les règles ».
En effet, très attendu sur le montant de la prime à la vache allaitante, le ministre de l'Agriculture n'a pas répondu aux espoirs des éleveurs. S'il a confirmé que son niveau sera de 200 euros par vache pour les 40 premières têtes, il s'est surtout efforcé de démentir le chiffre de 60 euros au-delà de ce seuil qui circulait dans l'assistance. « Au-delà, ce ne sera pas 60 euros, ce sera plus. Jamais il n'a été dit, ni écrit, ni calculé un tel chiffre au ministère », a-t-il asséné. Interpellé par la salle pour être plus précis au-delà de la quarantième vache, Stéphane Le Foll s'est montré ouvert à la discussion, tout en réaffirmant sa volonté de mettre en place un système de référence individuelle basé sur les animaux présents en 2013. Certaines exploitations détiennent plus de vaches que de primes, a-t-il fait remarquer. Il n'a pas exclu, non plus, de reprendre à son compte la proposition de la FNB de cibler l'aide sur les éleveurs spécialisés. « L'évolution de la PMTVA est une opportunité pour mieux coller à la réalité des exploitations, mais cette évolution ne doit pas déstabiliser certains systèmes. Nous travaillons activement pour fixer les derniers paramètres, qui ne doivent pas pénaliser les exploitations spécialisées et professionnelles », a déclaré le ministre. Et contrairement à la situation actuelle, toutes les vaches seront éligibles à la PMTVA même si les modalités ne sont pas connues, assure en aparté le ministre de l'Agriculture.

 

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 14 février 2014.

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