Aller au contenu principal

FRSEA Limousin
Les éleveurs de FRSEA Limousin rencontrent les patrons des GMS

Mardi 29 janvier, les éleveurs de la FRSEA du Limousin ont convié les GMS à poursuivre le dialogue qui avait été instauré en juillet 2007 lors d’une première rencontre qui s’inscrivait alors dans un climat tendu d’effondrement des cours de la viande toutes productions confondues (bovine, ovine et porcine).

Ces rencontres, précise Jean-Philippe Viollet, président de la FRSEA du Limousin, permettent d’aller au-delà des opérations « coup de poing » souvent menées par les agriculteurs syndicalistes, lors de situation de crise, en direction de ces interlocuteurs que sont les GMS.

Elles permettent aussi une meilleure connaissance des contraintes et fonctionnements des uns et des autres et surtout la possibilité pour les éleveurs d’exprimer, en direct et dans le respect mutuel de chacun, leurs propositions auprès des représentants des grandes surfaces de la région.

D’ailleurs ces interlocuteurs se sont montrés sensibles à l’appel des éleveurs puisque pour la deuxième fois, ils ont répondu nombreux à l’appel*. Ils se disent intéressés par ces échanges dans le sens où cela leur permet parfois de réajuster la communication et l’affichage concernant leurs produits au sein de leur magasin mais également de pouvoir expliquer aux agriculteurs qu’elles sont leurs pratiques commerciales et leurs marges de manœuvre.

Ainsi, un certain nombre de pistes communes de travail ont été élaborées à l’occasion de ces échanges, telles que :

- Constituer des groupes de travail en associant les autres acteurs de la filière (abatteurs, transformateurs, bouchers, …) pour essayer de construire ensemble des pistes d’amélioration en lien avec les spécificités de chacun

- Organiser des délégations pour visiter les GMS et plateformes afin de mieux connaitre leurs schémas - Améliorer la lisibilité de l’affichage (ex : logos VBF)

- Travailler sur l’élaboration d’une charte d’engagements partenariale

- Mieux communiquer sur la viande produite en limousin

- Tester une opération de communication terrain d’envergure avec une ou plusieurs enseignes volontaires - Développer la diffusion du logo « races à viande » en lien avec l’interprofession.

Il n’empêche, explique Jean-Philippe Viollet que ces rencontres n’excluent pas le fait que la profession reste vigilante à l’égard de la grande distribution.

La FNSEA a d’ailleurs mis en place, via son réseau, à l’échelle du territoire national une surveillance des prix sur quarante produits alimentaires afin de mieux observer les pratiques commerciales des uns et des autres.

Du côté des consommateurs - conviés également à ces rencontres - Madame Gayral, la représentante de l’Union Féminine Civique et sociale et présidente honoraire du Centre Technique régional de la consommation, s’est dite intéressée par ces échanges et apprécie que le rôle fondamental du consommateur n’ait pas été occulté dans les débats.

Elle rappelle cependant que tout consommateur, quel que soit son pouvoir d’achat, a le même droit d’accès à la qualité et à la sécurité alimentaire.

Dans ce sens, les producteurs ont notamment abordé la question d’amener le consommateur à réfléchir sur ses actes d’achats pour privilégier les produits locaux, en lien notamment avec la contribution de chacun à la protection de l’environnement.

En effet, un animal né, élevé, et abattu en Limousin dans le respect des normes environnementales, assurant une traçabilité et une sécurité alimentaire apporte plus de garanties comparativement à un animal importé de l’étranger qui n’assure aucune assurance sanitaire, ne respecte pas les mêmes normes environnementale dans sa production et qui plus est, devra être acheminé par bateau.

*Pratiquement toutes les enseignes de la Grande distribution de la région étaient représentées lors des deux réunions organisées par la FRSEA.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Haies : qu'est-ce qui pousse les éleveurs cantaliens à replanter ?

Depuis 2020, près de 75 km de haies ont déjà été replantés dans le Cantal par les agriculteurs, une dizaine d’autres devraient…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière