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Les écoliers découvrent le vrai visage de l’agriculture

 “Des vaches, des cochons et du fromage” : derrière cette vision enfantine de la ferme, la réalité d’un métier.
 

À  peine arrivés dans la cour du Gaec de Vézac, tout près d’Aurillac, les élèves se pressent déjà autour des veaux. Certains tendent timidement la main, d’autres éclatent de rire en sentant un jeune animal leur téter le doigt. Pour beaucoup, la ferme reste un univers familier de loin, aperçu au détour d’une route de campagne ou chez un grand-parent. Mais ce mardi après-midi, ce sont bien les réalités concrètes du métier d’agriculteur qu’ils sont venus découvrir. Comme chaque année, la FDSEA du Cantal organise son opération “fermes ouvertes” à destination des classes de CM1-CM2 du département. Huit exploitations ont participé à cette édition, durant la seconde quinzaine de mai, accueillant au total près de 230 élèves venus de tout le territoire : Aurillac, Saint-Paul-des-Landes, Reilhac, Jussac, Saint-Chamant, Talizat… L’objectif est de permettre aux plus jeunes de toucher du doigt les  réalités du monde agricole, de manière positive, loin des clichés. 


Contact facile avec les enfants


Une mission qui correspond parfaitement à Stéphanie Gardes. Pour la quatrième fois, l’agricultrice ouvre les portes du Gaec de Vézac à des classes de primaire. Une expérience qu’elle mène avec naturel, forte de ses 15 années passées comme directrice de centre de loisirs à Roannes-Saint-Mary. Cette année, elle accueillait deux classes de l’école privée Gerbert, soit une cinquantaine d’élèves encadrés par les enseignantes Nathalie Gerriet et Valérie Roques, ainsi que par Justine et Constance, animatrices à la FDSEA.
Les enfants avaient déjà quelques idées sur ce qu’est une ferme... “Des cochons, des vaches, des animaux”, résume l’un d’eux. “Un endroit à la campagne où on vient les nourrir”, ajoute une camarade. “Et où on fabrique aussi du 
fromage”, complète un troisième, avant qu’un autre ne rappelle : “Mais on peut aussi faire de la viande.” Une description finalement assez juste du Gaec de Vézac, exploitation en troupeau mixte qui élève également quelques porcs. Mais c’est surtout sur la production laitière que Stéphanie Gardes a axé ses démonstrations et ateliers pédagogiques.


Des races, de la traçabilité, de la transformation 

Le contact avec les veaux restera d’ailleurs comme l’un des moments forts de la visite. Entre deux distributions de granulés, Céline Méral, présidente de la commission des agricultrices, les a notamment interrogés sur ce que mangent les bovins, tandis que Laurent Laverrière, président d’Interviande Cantal, leur expliquait le rôle des boucles d’identification aux oreilles des animaux, afin de les sensibiliser à la notion de traçabilité. Les races bovines ont également suscité la curiosité des plus observateurs. Quelques jeunes connaisseurs ont même reconnu des “brunes des Alpes” au milieu des holstein.
Côté transformation, Stéphanie Gardes a proposé une présentation ludique du circuit du lait jusqu’au fromage. Certains volontaires ont même joué le rôle des vaches afin d’illustrer le parcours emprunté durant la traite. Des 
ateliers et petits jeux permettaient ensuite de reconstituer, dans le bon ordre, les différentes étapes de fabrication fromagère.


Ateliers ludiques et goûter fermier


Comme sur chacune des exploitations participantes, la visite s’est terminée autour d’un goûter partagé, excluvivement composé de produits fermiers. Une conclusion conviviale pour une après-midi riche en découvertes, mais aussi porteuse d’un message plus large. Car pour Stéphanie Gardes, sensibiliser les enfants permet aussi de toucher indirectement les parents, en montrant la réalité des élevages d’aujourd’hui : le bien-être animal, la sécurité sanitaire et alimentaire, le respect de l’environnement, ainsi que la qualité des produits de proximité.
Un message qu’un jeune visiteur a finalement résumé avec simplicité, un morceau de cantal à la main : “Le fromage, c’est la vie !” 
 

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