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Les déchets vétérinaires doivent aussi être triés

Au cours d’une journée portes ouvertes, le GDS a présenté un nouveau dispositif.

Francis Baraillé, directeur du GDS, a présenté le nouveau dispositif.
Francis Baraillé, directeur du GDS, a présenté le nouveau dispositif.
© R. S.-A.
À l’initiative du GVA de Maurs, une journée portes ouvertes était organisée sur une exploitation de Saint-Julien-de-Piganiol sur le thème des déchets d’exploitations. Et ils sont nombreux. Car, outre les plastiques (bâches, sacs ou ficelles) auxquels tout le monde pense, il y a aussi les huiles usagées, les bidons phytosanitaires ou encore les déchets issus des soins vétérinaires. Mais désormais, chaque produit a sa filière d’élimination. Chacune était présentée au Gaec de Jammes, jeudi 18 octobre. Francis Baraillé, directeur du Groupement de défense sanitaire du Cantal, a présenté pour la première fois le nouveau dispositif mis en place pour se débarrasser des pansements souillés, des aiguilles et autres flacons vides ou inutilisés. Le principe est le suivant : l’éleveur dispose d’un conteneur de 50 litres ou de 30 litres au choix et d’un plus petit de 1,8 litre réservé aux seringues et bistouris et objets tranchants.

C’est la loi...

Il stocke dans ces containers homologués et hermétiquement fermés, les déchets issus des soins vétérinaires. Deux fois par an, une entreprise spécialisée viendra les relever sur un point de collecte cantonal qui sera défini par avance. En échange de quoi, et grâce à une traçabilité assurée par code-barres, l’éleveur recevra un justificatif, utile en cas de contrôle. Car la loi (depuis 1997 !) est claire : il revient à l’éleveur de se débarrasser de ce type de déchets reconnus “à risques”. Francis Baraillé a rappelé qu’il y a peu de temps, la découverte de ce type de produits dans la décharge d’Aurillac avait suscité un certain émoi, et une enquête avait été diligentée pour retrouver le fautif. Et si certaines collectivités fermaient les yeux sur ce genre de pratique, ce ne sera certainement plus le cas, à partir du moment où une filière rationnelle se met en place. Sylvain Dupetitmagneux, chargé de mission à la communauté de communes du pays de Maurs, l’a rappelé avec fermeté. 

... mais la démarche est volontaire

D’où l’intérêt de s’engager dans cette démarche qui reste basée sur le principe du volontariat. Les adhérents du GDS recevront prochainement une brochure explicative ainsi que les tarifs de la prestation, autour de 18 à 20 euros par collecte, soit une quarantaine d’euros par an. Francis Baraillé s’empresse de préciser que c’est l’entreprise prestataire qui encaissera directement cette participation et que le tarif comprend de nombreux services : la fourniture des containers, le ramassage, l’élimination (par incinération) et l’attestation. Le première collecte devrait avoir lieu en avril 2008. Mise en place depuis un an en Aveyron, son succès est immédiat : 2000 agriculteurs y ont adhéré. 

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