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Les AOPd’Auvergne surfent sur la vague des stations de la région

Bilan très positif pour la sixième édition de l’opération Glisse and fromages à Super-Besse, au Mont-Dore et au Lioran.

On s’est souvent bousculé pour déguster mais aussi échanger avec les producteurs.
On s’est souvent bousculé pour déguster mais aussi échanger avec les producteurs.
© PO

Si l’or blanc tombé en abondance en février a fait les beaux jours de stations de ski auvergnates, il s’est aussi avéré bénéfique pour les appellations fromagères de la région.Pour la sixième année consécutive, l’Association des fromages d’Auvergne (Afa) a installé ses stands au bas des pistes du Lioran, de Super-Besse et du Mont-Dore, à raison d’une demi-journée hebdomadaire dans chacune de ces stations et durant toute la durée des vacances d’hiver. “Ça s’est très bien passé cette année, relève Benjamin Piccoli, chef d’orchestre de l’association qui rassemble les quatre organismes de défense et gestion des AOPd’Auvergne(1).La fréquentation de nos animations Glisse and fromages est directement corrélée à celle des stations.” Bien qu’impossible à chiffrer, le nombre de visiteurs qui se sont arrêtés sur les stands devrait suivre la tendance donnée par les offices de tourisme, soit +5%cette année, tendance que confirme la quantité de chocolats chauds distribués et morceaux de fromages proposés à la dégustation.

Les jeunes s’y mettent aussi

Et contrairement aux a priori, les touristes ne viennent pas là que pour “picorer” un bout de fromage au terme d’une bonne journée de ski, précise Benjamin Piccoli. Bien sûr, le gros des passants sont des familles et “on s’aperçoit que d’année en année, il y a des habitués qui reviennent”. D’où un possible retour tous les deux ans seulement de Meuhlissa, la vache mascotte du challenge Glisse and fromages, “pour ne pas lasser”. Mais producteurs et permanents de l’Afa constatent aussi une fréquentation croissante de jeunes, “qui prennent le temps de goûter, de jouer, d’échanger, et restent pour certains une demi-heure voire trois quarts d’heure”. L’occasion pour les filières AOPd’Auvergne de faire passer des messages en explicitant ce que sous-tend l’AOP, en identifiant le lien au terroir, à la production et à la dynamique territoriale. Une promotion et une vulgarisation qui semblent faire leur chemin et mouche : “J’ai l’impression que les gens connaissent mieux toutes les questions liées aux fromages, les notions de lait cru, de lait pasteurisé, de fromage fermier ou laitier, analyse Benjamin Piccoli. On sent qu’ils sont de plus en plus sensibles à l’échange avec les producteurs, c’est un public vraiment très différent de celui que l’on côtoie lors d’animations plus classiques au Salon de l’agriculture ou ailleurs. Les touristes sont en attente d’être rassurés par rapport au produit, de comprendre ce qu’il y a derrière une AOP.”

Besoin d’être rassurés

Ont-ils pour autant une meilleure connaissance des appellations fromagères auvergnates ?“La notoriété des AOPd’Auvergne s’est accrue mais ce dont on s’aperçoit c’est qu’elle est vraiment liée au lieu : dans les stations du Puy-de-Dôme, les skieurs connaissent parfaitement le saint-nectaire, qui est le fromage phare, au Lioran c’est le cantal et le salers, constate l’Afa qui s’attache à chaque animation à associer au moins trois producteurs d’AOP distinctes. D’où l’intérêt de présenter l’ensemble du plateau régional et de faire déguster des fromages moins connus, notamment les persillés, fourme d’Ambert et bleu d’Auvergne. Quid de l’impact sur les ventes ? Là encore, difficile de l’évaluer. L’Afa s’attelle en amont des vacances de février à faire une tournée des points de vente des deux départements (crémeries, super et hypermarchés) pour proposer différents supports promotionnels destinés à relayer l’opération Glisse and fromages des stations et pour faire en sorte que les touristes retrouvent facilement les fromages dégustés.

(1) L’Afa réunit les ODGdu cantal et salers (Cif), du bleu d’Auvergne (Sirba), de la fourme d’Ambert (Sirfam) et du saint-nectaire. Présidée par Philippe Lorrain (laiterie de Laqueuille), son rôle est d’assurer la promotion collective des AOPfromagères d’Auvergne et un observatoire de leurs ventes.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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