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Les aider à s’orienter vers un autre avenir professionnel

La 4e session de formation dédiée à la reconversion professionnelle se déroule ces jours-ci. Huit agriculteurs(trices) y participent cette année.

Le 22 janvier, huit agriculteurs et agricultrices candidats(es) à une reconversion professionnelle ont participé à la 4e session de formation organisée par la Chambre d’agriculture de Haute-Loire en partenariat avec la MSA Auvergne et le Département.
Parmi les participants, certains sont confrontés à des difficultés économiques sérieuses sur leur exploitation tandis que d’autres se trouvent à la tête de fermes économiquement saines et performantes ; tous aspirent à se reconvertir pour tout ou partie de leur temps de travail.
Pour les aider à construire un nouvel avenir professionnel, la Chambre d’agriculture propose la formation reconversion professionnelle déclinée sur 4 journées.

Vers un nouvel avenir professionnel
À travers l’intervention de nombreux professionnels, «l’objectif est en premier lieu de les aider à arrêter totalement ou partiellement leur exploitation agricole en les informant sur le devenir du foncier, la réglementation fiscale, les impôts, les primes, le fermage... Nous les informons sur les aides à la reconversion professionnelle (financement de formations, prime à l’arrêt d’activité). Nous les aidons également à intégrer Pôle emploi, une démarche compliquée pour les agriculteurs qui bénéficient déjà d’un statut» explique Sébastien Portal, responsable du service Exploitations Fragilisées.
Cette formation accueille de nombreux intervenants qui apportent chacun leurs compétences. Le CIBC de Haute-loire,
Centre interinstitutionnel de bilans de compétences, propose son accompagnement en vue d’une évolution professionnelle (voir ci-dessous).
Un psychothérapeute, René Clavilier les aide à appréhender le changement professionnel et à valoriser leurs compétences.
Un intervenant de Pôle emploi les conseille dans la réalisation de leur CV et dans la rédaction de la lettre de motivation.

Les secteurs qui recrutent
Afin de les aider à se projeter dans un autre avenir professionnel, 6 agences d’intérim présentent des secteurs d’activité qui recrutent en ce moment. Notons que ces agences se montrent toujours intéressées par ce public d’ex-agriculteurs réputés aussi travailleurs que fiables. Enfin, le Service de Remplacement, à la recherche d’agents intervenant dans les exploitations qui en font la demande, vient présenter les atouts du métier d’agent de remplacement et de salarié agricole (complément de main d’oeuvre).
Le 22 janvier, Andrée Coffy et Frédéric Pélisse, respectivement directrice et président du Service de Remplacement (SR), ont évoqué les besoins de leur structure en matière de recrutement.

L’accompagnement à l’évolution professionnelle

Organisme de formation au statut associatif, le CIBC propose un accompagnement autour du projet professionnel. Pour ce faire, il réalise des bilans de compétences qui s’appuient sur une batterie d’outils (entretiens individuels, tests, enquêtes professionnelles, recherches documentaires) et propose la certification Cléa (validation de connaissances et de compétences). 
«Une fois posés les compétences, les aptitudes, les qualités personnelles, les intérêts et motivations et les contraintes de la personne, nous l’accompagnons dans ses choix. Ensuite nous l’invitons à rencontrer des professionnels pour confirmer ses choix et nous l’accompagnons dans la concrétisation de son projet (en l’informant sur
les formations et les accompagnements financiers, élaboration de CV, ciblage d’entreprises...)» explique Audrey Brunel, conseillère bilan et psychologue du travail.
Selon Audrey Brunel, «les anciens agriculteurs sont généralement très appréciés et recherchés par les entreprises car ce sont des personnes qui ont la valeur travail en eux».
D’autre part, «les agriculteurs ne se rendent pas toujours compte de la richesse de leurs compétences ; un agriculteur a de multiples casquettes : direction et gestion d’une entreprise, conduite d’engins, travaux à l’extérieur, soins aux animaux, gestion des stocks... Et l’une de nos missions est de les aider à identifier toutes leurs compétences».

Frédéric Pélisse, président de SR43

«Nous recherchons une vingtaine de salariés sur l’ensemble de la Haute-Loire avec des besoins un peu plus importants sur le secteur de Brioude (de Siaugues à Espalem)” explique Frédéric Pélisse.
Le profil des anciens agriculteurs intéresse aussi bien le SR que les organismes Aide Agri ou les groupements d’employeurs. «Ce public-là connaît déjà le métier d’agriculteur. Toutefois, ces derniers vont devoir passer de chef d’exploitation au statut de salarié. Les agriculteurs qui deviennent agents ou salariés agricoles doivent avoir fait ce travail sur eux-mêmes ; ils doivent être prêts à recevoir des consignes et à s’adapter aux volontés des chefs d’exploitations. Quant à ceux qui souhaitent conserver une petite activité en tant que chef d’exploitation, c’est tout à fait possible, mais à condition de veiller à ne pas délaisser leur activité de salarié. Le SR peut être un débouché intéressant pour les anciens agriculteurs ; les salariés bénéficient de 2 week-end non travaillés par mois ; ils sont aux 35 heures annualisées et ont
5 semaines de congés par an. En matière de rémunération, un système de primes revient à bénéficier d’un 13ème mois. Et dans l’exercice de leur métier, ils peuvent compter, durant les premiers mois, sur l’accompagnement d’un agent référent. L’agent de remplacement est amené à intervenir dans toutes les exploitations et toutes les productions et peut bénéficier de formations».

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