Les accords de libre-échange en question lors de la tournée régionale de la FNO
Accords UE Australie, prédation, sanitaire, les grands sujets du moment ont été abordés lors de la tournée de la Fédération Nationale Ovine (FNO) en Nouvelle-Aquitaine le jeudi 5 février à Bruges. Les présents ont également procédé à l’élection des administrateurs régionaux qui siégeront au conseil d’administration national.
Accords UE Australie, prédation, sanitaire, les grands sujets du moment ont été abordés lors de la tournée de la Fédération Nationale Ovine (FNO) en Nouvelle-Aquitaine le jeudi 5 février à Bruges. Les présents ont également procédé à l’élection des administrateurs régionaux qui siégeront au conseil d’administration national.
Des accords qui posent question
La Fédération Nationale Ovine a fait étape en Nouvelle-Aquitaine début février. À l’ordre du jour de la rencontre, de nombreux sujets d’actualité et l’élection des représentants régionaux au conseil d’administration (cf. encadré). Parmi les sujets phares du moment, la signature d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Australie menace gravement l'élevage ovin français et européen. Si un autre accord avec l'Inde vient d'être signé pour un volume relativement restreint de 3 500 tonnes, celui avec l'Australie, un des plus grands exportateurs mondiaux de viande ovine concerne des volumes très supérieurs. En outre, la viande importée ne respecterait pas les normes sanitaires, environnementales et sociales imposées aux éleveurs français. En conséquence, la FNO demande l'exclusion de la viande ovine des accords de libre-échange avec l'Australie afin de protéger la filière française face à une concurrence jugée déloyale.
De nombreux points à surveiller
Toujours au niveau européen, les réflexions en cours sur la future PAC ont été évoquées. S’il est encore difficile d'en définir précisément les contours, la FNO a rappelé qu’une revalorisation de 2 € par brebis est programmée sur les années 2026 et 2027 pour un montant total de 7,6 m d'euros. Un point d'étape sur la prédation a révélé que la présence du loup est désormais avérée dans 70 départements français. Sur l'année 2025, le nombre de victimes prédatées a augmenté d'environ 25 % pour atteindre un total de 12 000 brebis. Sur le territoire corrézien, des attaques sur bovins sont d’ores et déjà à déplorer en 2026, ce qui préoccupe la profession. Les constats de prédation ont également augmenté de 15 %. Au niveau sanitaire enfin, la FCO a fortement impacté 2025. La survenue de maladies émergentes telle la clavelée en Grèce, inquiète la filière ovine et est suivie de près par la FNO.
P. Dumont