Aller au contenu principal

Le Sommet de l’élevage maintenu avec la caution des pouvoirs publics

Qu’on se le dise, le Sommet de l’élevage se tiendra comme prévu à Cournon du 7 au 9 octobre, avec 1 400 exposants, 2 000 animaux et une programmation toujours aussi dense.

De gauche à droite : Jacques Chazalet, Fabrice Berthon et Yves Chassany.
De gauche à droite : Jacques Chazalet, Fabrice Berthon et Yves Chassany.
© SC

A l’instar des agriculteurs qui connaissent dans leur carrière plusieurs épisodes de grêle et autres tempêtes, et qui n’en jettent pas l’éponge pour autant, le Sommet de l’élevage a maintenu le cap dans l’adversité en continuant, depuis mars, à préparer l’un des rendez-vous agricoles les plus attendus de l’automne. Le Sommet de l’Elevage se tiendra donc les 7, 8 et 9 octobre à la Grande Halle d’Auvergne, et ce pour plusieurs raisons, qu’a détaillé le président du salon, Jacques Chazalet, le mardi 7 juillet à l’occasion d’une conférence de presse : « D’abord, même si des incertitudes demeurent, la situation sanitaire s’allège. Nous avons obtenu la caution des pouvoirs publics pour organiser l’évènement. Ensuite, après deux années de sécheresse consécutives, 2020 s’annonce plus clémente sur le plan climatique, les éleveurs auront besoin de rencontrer les acteurs du secteur agricole pour finaliser leurs projets d’investissement. Enfin, beaucoup d’évènements agricoles ayant été annulés ou reportés, il est important pour nous de maintenir le Sommet à Clermont pour les éleveurs, les exposants, et les représentants de la profession, qui une fois n’est pas coutume, auront bon nombre de messages à faire passer aux politiques (1) ».

Ce contexte inédit impose évidemment la mise en place d’un protocole sanitaire solide, construit en étroite collaboration avec les pouvoirs publics. « En extérieur, qui constitue 80% de la surface de l’évènement, il sera plus facile de respecter les distanciations sociales, tandis que dans les halls fermés, le port du masque sera recommandé voir obligatoire en fonction de la densité du visitorat », a détaillé Fabrice Berthon, commissaire général du Sommet. Cette volonté d’accueillir sereinement les visiteurs s’accompagne d’un désir d’offrir un évènement digne des précédentes éditions.

« Partager un bon moment d’aubrac »

Avec 1 400 exposants inscrits, soit 90% de l’espace commercialisé, et un rebond attendu dans la dernière ligne droite de septembre, des concours animaux qui font le plein avec 2 000 animaux inscrits, ainsi que de nombreuses conférences d’ores et déjà programmées, « le salon ne se déroulera pas en mode dégradé. Bien au contraire », a insisté Fabrice Berthon. Dans les rangs des éleveurs, l’envie est là, comme l’a confirmé Yves Chassany, éleveur dans le Cantal et président de l’UPRA aubrac, en concours national cette année au Sommet : « C’est la troisième fois que notre race organisera son national au Sommet. C’est toujours une grande fête et une formidable vitrine pour nous. Nous avons tous envie de partager un bon moment d’aubrac ». 400 des meilleurs spécimens de la race seront en compétition, aux côtés des quinze races à viande bovine, dont cinq étrangères, habituées du Sommet. Côté bovins lait, la race simmental organisera un concours européen avec des vaches en provenance d’Allemagne, d’Autriche et de France. Sans compter les concours traditionnels des autres races (montbéliarde, brune, normande, holstein…). Chez les ovins, les races texel et rava seront chacune en concours national, tandis que les races Ile-de-France, mouton charollais et suffolk disputeront des concours interrégionaux, tout comme la plupart des races équines (ardennais, comtois, percheron, breton…).

 

(1) Les organisateurs du Sommet de l’élevage ont réitéré leur invitation auprès du Chef de l’état, qui présent l’an dernier, avait promis d’y revenir.

Les plus lus

En 2010 et 2015, les éleveurs avaient déjà bloqué les sites du groupe Bigard.
Les éleveurs de viande bovine vont bloquer les abattoirs du groupe Bigard

Trop c'est trop. Face à la baisse continue des cours en viande bovine, les éleveurs ont décidé de passer à l'action. Ils…

Portrait Mickaël Clarissou : l’éleveur limousin qui sculpte l’avenir de son troupeau

Éleveur passionné au GAEC Clarissou situé à la Croix du Don près de Saint-Paul, Mickaël perpétue avec son frère Jérôme un…

groupe de personnes devant une retenue collinaire d'eau
La FDSEA et les JA ont convaincu le préfet de l’intérêt des réserves d’eau collinaires

En visite à Quézac, le préfet du Cantal s’est dit favorable aux réserves d’eau, devant l’installation d’une exploitation qui…

Théo Mialon, éleveur à Moissat, aux côtés de Viking, un taureau qui devrait partir en concours dès septembre 2026.
Installation : Théo Mialon, l'élevage charolais en héritage

À seulement 24 ans, Théo Mialon a déjà tout d’un agriculteur accompli. Installé depuis novembre 2022 sur l’exploitation…

Conditions d'attribution, calcul des ressources, recours sur succession : la MSA Auvergne fait le point sur un dispositif qui préserve spécifiquement l'outil de travail des agriculteurs.
L’ASPA, un coup de pouce méconnu pour les retraites agricoles modestes

Complément de revenu destiné aux retraités les plus modestes, l’ASPA reste largement sous-utilisée par les exploitants…

Lionel Chauvin, Président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme, et Marie-Anne Marchis, Vice-présidente en charge du tourisme, des Grands Sites et de l'UNESCO, ont inauguré l’Échappée volcanique, le nouvel itinéraire de cyclotourisme
L'Échappée volcanique : le nouvel itinéraire vélo de 110 km dans la Chaîne des Puys

Cet été, le Département du Puy-de-Dôme invite les amateurs de cyclotourisme à découvrir l’Échappée volcanique, un itinéraire…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière