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Le Sainfoin, une culture intéressante en mélange

Lundi 7 mai, La chambre d'agriculture de Lozère et le comité de développement local de Mende organisaient une visite de la plateforme d'essais de sainfoin, mise en place en 2017 sur les parcelles du Gaec Boiral, en agriculture biologique.

Lundi 7 mai, La chambre d'agriculture de Lozère et le comité de développement local de Mende organisaient une visite de la plateforme d'essais de sainfoin, mise en place en 2017 sur les parcelles du Gaec Boiral, en agriculture biologique.
Lundi 7 mai, La chambre d'agriculture de Lozère et le comité de développement local de Mende organisaient une visite de la plateforme d'essais de sainfoin, mise en place en 2017 sur les parcelles du Gaec Boiral, en agriculture biologique.
© Marion Ghibaudo

Commencée en 2017, cette expérimentation a permis d'analyser 15 variétés de sainfoin, dont huit semences dites « fermières » et sept semences dites « commerciales », et étudier la pérennité, les rendements et les valeurs alimentaires de cette plante.
Durant trois ans (2018, 2019, 2020), les placettes prévues pour cet essai ont été implantées, et le résultat est mitigé : « en tant que plante seule, au bout de trois ans, on voit qu'on arrive au bout de ce que la plante peut donner », a pointé Laure Gomita, agronome à la chambre d'agriculture de Lozère.
Conduits en agriculture biologique, ces essais n'ont donc pas reçu d'engrais minéraux ni été désherbé. « C'est vrai qu'au bout de trois ans, à part quelques placettes qui ressortent encore, il n'y a plus grand-chose », explique l'agronome, « même si on peut remarquer que les semences fermières ont été plus constantes que les autres types de semences au niveau rendement dans la durée et une meilleure pérennité ».

Plante mellifère, l'autre atout du sainfoin


Le sainfoin, au-delà de ses divers atouts pour les animaux, est aussi une plante très mellifère, appréciée des pollinisateurs, et notamment des abeilles. Pour éviter de faucher les abeilles - dont les populations sont en déclin - en plus des plantes, Philippe Clément, apiculteur et président du GDSA conseille « si c'est possible, d'attendre au maximum la fin de floraison du sainfoin ; plus on tarde, au mieux c'est pour les abeilles », explique-t-il. Si les agriculteurs ne peuvent pas attendre la fin de floraison avant de faucher, « il est préférable de faucher tôt le matin ou tard le soir, pour éviter les abeilles dans les champs qui y sont en journée », pointe l'apiculteur. « Avant de faucher, en pleine saison, il suffit d'entrer dans la parcelle pour savoir si les abeilles sont là : sur les champs de sainfoin, c'est assez caractéristique, on entend un bourdonnement constant lorsqu'elles butinent ». Pour le président du GDSA, l'une des solutions pour éviter la surmortalité des abeilles passe aussi par une bonne communication entre apiculteurs et agriculteurs.

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