Le retour du base-ball à Saint-Flour
Quinze ans après les Cap’s puis les Indiciac, un club de base-ball revoit le jour à Saint-Flour à l’initiative de Franck Delmas, un des piliers de l’époque.
Quinze ans après les Cap’s puis les Indiciac, un club de base-ball revoit le jour à Saint-Flour à l’initiative de Franck Delmas, un des piliers de l’époque.
Vous avez dit base-ball?
Depuis quelques semaines, les amateurs de base-ball et soft-ball sanflorains se retrouvent pour une séance d’entraînement chaque samedi matin au stade de Besserette. Ils sont déjà une vingtaine pour des lancers de balles et tenter de la percuter d’un coup de batte. Pour certains, ce sont des retrouvailles appréciées et pour les nouveaux, la découverte d’un sport qui ne laisse pas indifférent. Sport national aux États-Unis, dans les Caraïbes et au Japon, le base-ball reste “marginal” en France et exceptionnel en milieu rural. Pourtant, il existe une petite culture de cette discipline à Saint-Flour que l’on doit à Franck et Michaël Delmas.
Une belle aventure
Il y a une trentaine d’années, les deux frères avaient créé le club des Cap’s rebaptisé Indiciac en clin d’œil au nom historique du promontoire sur lequel la cité sanfloraine est bâtie. Ils s’étaient tous les deux formés pour
encadrer et arbitrer, affiliant le club à la Fédération française de base-ball soft-ball. “J’avais découvert ce sport au collège et on le pratiquait lors de nos sorties chez les scouts, explique Franck Delmas. Je l’avais même pris en option sport au bac avec un exposé sur l’idée de monter un club un jour.” Ce club verra bien le jour quelques années plus tard avec une équipe jeunes, une équipe de base-ball et une de soft-ball soit une trentaine de licenciés. Le premier match fut remporté face aux Ram’s d’Arpajon-sur-Cère. L’équipe se hisse ensuite en nationale 1B obligeant à de longs déplacements. Les clubs de Clermont-Ferrand et du Puy-en-Velay sont les plus proches et il faut pousser jusqu’à Saint-Étienne, Grenoble, Bourges, Montpellier pour les championnats ou des tournois. Frédéric Flouvat et Jean-Guillaume Soulier sont même repérés en détection inter-ligues. En 2004, Muriel Bringer participe à un stage au Canada avant d’intégrer l’équipe de France féminine junior de soft-ball pour les championnats d’Europe en 2004. Le club profite même de son propre terrain à Ussel. Il possède son monticule central où les lanceurs se placent et ses abris pour les joueurs fabriqués en interne et toujours sur place. Cette aventure avait été mise en sommeil après le décès de Michaël Delmas.
La passion toujours là
“Même si aujourd’hui, je suis papa et responsable au club de natation, la passion pour le base-ball ne m’a jamais quitté, confie Franck Delmas. Alors, j’avais envie de la faire à nouveau partager, parce que je me sens en forme et que je veux montrer à mes enfants ce que c’est.” Quelques anciens sont venus le rejoindre avec leurs propres enfants. Le terrain d’Ussel pourrait reprendre du service. Pour le moment, la seule ambition est de se faire plaisir avec une phase d’apprentissage et une inscription en sport-loisir. L’idée est au moins de former une équipe et de participer à des recontres amicales. Petit changement par rapport à la première époque, les filles peuvent jouer au base-ball en catégorie adulte et non plus uniquement en soft-ball. Cette évolution devrait faciliter les choses pour la constitution d’une formation avec minimum onze coéquipiers. Avec le plaisir de reformer les rangs, lors du dernier entraînement, les Sanflorains ont eu la visite surprise de Luis Gomez-Escuro. L’ancien international cubain et champion du monde junior dans les années 1970 vient de s’installer dans le Puy-de-Dôme. Heureux de trouver un club proche de son nouveau domicile, il a proposé de faire partager son expérience à Saint-Flour à l’occasion de quelques journées d’entraînement. Un plus énorme qui touche profondément Franck Delmas au moment de relancer le club.