Le retour des aides exceptionnelles !
Un décret du 8 mars 2026 instaure une nouvelle aide exceptionnelle à l'apprentissage pour les contrats conclus à compter du 8 mars 2026. Ce dispositif complète l'aide unique réservée aux seules petites entreprises.
Un décret du 8 mars 2026 instaure une nouvelle aide exceptionnelle à l'apprentissage pour les contrats conclus à compter du 8 mars 2026. Ce dispositif complète l'aide unique réservée aux seules petites entreprises.
L’aide exceptionnelle réactivée
En décembre 2025, le dispositif d’aide exceptionnelle à l’apprentissage prenait fin. Depuis le 8 mars dernier, un nouveau dispositif a pris le relais. Entre le 1er janvier 2026 et le 8 mars, l’aide exceptionnelle n’était donc plus accessible. Seule l’aide unique, qui ne concernait que l’embauche d’un apprenti pour un diplôme au plus égal au Bac dans une petite entreprise de moins de 250 salariés, demeurait disponible. Les plus gros employeurs ou ceux embauchant un apprenti visant un diplôme supérieur ne bénéficiaient donc plus d’aucune aide. Avec le nouveau décret, la majorité des entreprises peuvent à nouveau prétendre à une aide financière qui s’appliquera uniquement aux contrats d’apprentissage signés à partir du 8 mars et dont l’exécution débute avant la fin de l’année 2026. Attention, la nouvelle aide n’est donc pas rétroactive et ne modifie pas la situation des contrats signés entre le 1er janvier et le 7 mars 2026. Elle n’est pas non plus cumulable avec l’aide unique de 5 000 € réservée aux entreprises de moins de 250 salariés.
L’aide exceptionnelle dans le détail
Depuis le 8 mars, les employeurs d’apprentis peuvent bénéficier d’une aide exceptionnelle dont le montant varie selon le niveau de formation de l’apprenti et le nombre d’employés de l’entreprise qui l’emploie (cf. encadré). Si le contrat est conclu avec une personne bénéficiant d’une reconnaissance travailleur handicapé, l’aide est alors portée à 6 000 €. Alors que l’ancienne aide instaurait des montants forfaitaires (5 000 € pour les PME et 2 000 € pour les grandes entreprises quel que soit le diplôme), le nouveau barème introduit une dégressivité pour les formations supérieures. Cette révision marque un tournant dans la politique de soutien de l’État. Celui-ci cherche en effet à contenir les dépenses liées à l’apprentissage, particulièrement dans l’enseignement supérieur, où le nombre de contrats a fortement progressé depuis 2018. En 2026, le nouveau barème représenterait une économie estimée de près de 200 millions d’euros pour l’État.
diplôme inférieur au Bac (Niveaux 3 et 4) : 5 000 € (si - de 250 salariés) - 2 000 € (si 250 salariés et plus)
Bac + 2 (Niveau 5) : 4 500 € (si - de 250 salariés) - 1 500 € (si 250 salariés et plus)
diplôme supérieur à Bac + 2 (Niveaux 6 et 7) : 2 000 € (si - de 250 salariés) - 750 € (si 250 salariés et plus)