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Le remplacement a la cote !

L’activité du Service de Remplacement du Puy-de-Dôme ne cesse de croître. À l’occasion de son assemblée générale, l’association est revenue sur l’importance de son activité.

À l’assemblée générale du Service de Remplacement, Jean-Luc Tourreix, président (à gauche à la tribune) et Christophe Ferret, représentant du service à la grande région sont intervenus sur les objectifs et les actions de l’année. Michèle Tarrade, représentante de la Fredon Auvergne est intervenue sur l’importance de la lutte contre l’ambroisie.
À l’assemblée générale du Service de Remplacement, Jean-Luc Tourreix, président (à gauche à la tribune) et Christophe Ferret, représentant du service à la grande région sont intervenus sur les objectifs et les actions de l’année. Michèle Tarrade, représentante de la Fredon Auvergne est intervenue sur l’importance de la lutte contre l’ambroisie.
© M. Comte

Encore une fois, le Service de Remplacement (SR)du Puy-de-Dôme a soutenu bon nombre d’agriculteurs en réalisant 15 320 journées de remplacement en 2015. Les motifs de santé prédominent avec 42% des interventions (6 439 jours). Viennent ensuite les congés à hauteur de 35% (5 326 jours) et la maternité/paternité pour 14% (2 175 jours). Dans l’ensemble, l’activité de l’association connaît une hausse notable de 3%. Lors de l’assemblée générale du SR, le 29 avril, Jean-Luc Tourreix, président, est revenu sur cette croissance.

 

Gain de qualité

Depuis plusieurs années, l’association connaît en effet une augmentation constante de son activité. D’après Jean-Luc Tourreix, le programme de formation engagé par l’association à destination de ses salariés porte ses fruits. « En 2015, nous avons formé 67 salariés. Ils sont ainsi plus performants. C’est sans doute pour cela que l’activité du Service de Remplacement est en hausse tout comme sa notoriété. Désormais, les agriculteurs savent que nos salariés peuvent intervenir efficacement dans tout type d’exploitations.»

D’autres facteurs participent également à l’augmentation du nombre de journées de remplacement. L’intervention d’un salarié lors d’un coup dur, ou en complément de main d’œuvre, participe au maintien et au renforcement de l’activité. Les pertes de revenus sont ainsi amoindries voire évitées. «Aujourd’hui, lorsque le travail n’est pas fait sur une exploitation cela peut coûter plus cher que de payer un salarié. Malgré les crises, les agriculteurs continuent de se faire remplacer. Les aides de la MSA, du CASDAR, le crédit d’impôt... permettent aux adhérents d’avoir une facture supportable. »

Jean-Luc Tourreix a profité de cette réunion annuelle et de la présence d’élus de la MSA, Groupama et du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes pour rappeler l’importance du Service de Remplacement dans le soutien moral aux agriculteurs et leurs familles. « Le mal-être et le suicide des agriculteurs, nos salariés les rencontrent tous les jours. C’est difficile et complexe d’affronter de telles situations. C’est maux ne doivent pas rester tabou !»

 

La fusion se dessine

L’autre fait marquant du SR est la fusion régionale. « Nous continuerons d’apporter le meilleur service au meilleur coût à tous nos adhérents. L’échange des pratiques entre les différents services d’Auvergne-Rhône-Alpes permettra à terme d’optimiser les moyens. À ce jour, le Service de Remplacement Auvergne existe toujours mais à terme il deviendra Auvergne-Rhône-Alpes » explique Christophe Ferret, représentant du service de remplacement à la grande région. Encore en cours de réalisation, un premier rapprochement avec les départements de Rhône-Alpes permet déjà d’établir une cartographie des associations. Ainsi, la nouvelle région compte 57 services de remplacement locaux enregistrant plus de 10 480 adhérents et 88 780 journées de remplacement. En tête avec 17% de l’activité régionale, le Service de Remplacement du Puy-de-Dôme !

 

L’ambroisie, LA mauvaise herbe à arracher

 

Lors de l’assemblée générale du Service de Remplacement, Pascale Tarrade, chargée de mission ambroisie à la FREDON Auvergne, est intervenue pour sensibiliser, agriculteurs et salariés, aux dangers de cette mauvaise herbe.

En 20 ans, les émissions de pollen d'ambroisie ont plus que doublé en France, aggravant les cas d'allergies. Le pollen est en effet très allergisant et responsable de diverses pathologies notamment de l’appareil respiratoire : rhinite survenant en août-septembre, conjonctivite, trachéite, toux et même urticaire ou eczéma. Dans 50% des cas, l’ambroisie peut aggraver les crises d’asthme.

Selon la zone, 6 à 12% de la population exposée est allergique à l’ambroisie. Aussi face à l’enjeu de santé publique mais également face à la menace que représente cette espèce pour la biodiversité et certaines cultures, la lutte contre l’ambroisie est obligatoire.

Des actions sont ainsi menées au niveau local :

- arrêté définissant le cadre réglementaire pour organiser les mesures de lutte,

- actions de sensibilisation à destination des collectivités, des agriculteurs, des professionnels de santé, et du grand public,

- à l’initiative de l’Agence régionale de santé, un comité technique régional regroupant les services de l’État, associations, représentants des usagers du système de santé, représentants des professionnels de santé, gestionnaires de grands linéaires et représentants des collectivités a été créé. Il vise à promouvoir et à coordonner les actions de sensibilisation et de lutte contre l’ambroisie.

Pour en savoir plus : www.ars.auvergne.sante.fr

Source : ARS Auvergne

 

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