Aller au contenu principal

Le préfet sur le terrain

M. Chopin a pu constater sur le terrain les difficultés rencontrées.
M. Chopin a pu constater sur le terrain les difficultés rencontrées.
© MR

Alors que les Surfaces Non Agricole (SNA) posent encore de nombreuses questions, la FDSEA a pris l’initiative de convier sur le terrain, le préfet Philippe Chopin pour lui démontrer les incohérences de l’administration sur ce dossier et la complexité de ce système.
Qui a dit que les SNA étaient simples ? Personne ! Qui a dit que cela reste un véritable casse-tête chinois ? Tout le monde ! C’est la Commission européenne qui, dans le cadre du traitement des dossiers PAC, a exigé la mise en place de ces surfaces.
Cette visite s’est réalisée ce mardi 29 mars sur l’exploitation de Frank Tourret sur la commune de Saint-Amand. Cette exploitation présente pas moins de 970 « anomalies » sur 140 hectares. C’est du temps de travail purement administratif qui vient s’ajouter à celui de la ferme. Une couleuvre difficile à avaler alors que les circonstances économiques sont loin d’être au beau fixe.
Depuis janvier dernier, une première phase de restitution dématérialisée permet aux agriculteurs de consulter les Surfaces non agricoles numérisées sur leur RPG (Relevé parcellaire graphique). Ces SNA serviront de base de calcul des surfaces admissibles aux aides PAC. Ainsi, chaque agriculteur ayant déposé une demande PAC devra consulter sur le site Internet Télépac la restitution de l’ensemble des SNA de son exploitation.
« Aucun document papier relatif à ces restitutions ne sera transmis aux agriculteurs. Si l’agriculteur constate une erreur sur l’identification d’une SNA, il devra imprimer la fiche de la SNA concernée, y indiquer ses observations, puis la retourner la Direction départementale des territoires de la Creuse », indique le directeur de la DDT, M. Boulet.
La date limite de ses corrections est le 17 mai, date à laquelle on peut craindre que toutes les corrections ne seront pas apportées.
Un système qui est loin de faire l’unanimité au sein de la profession agricole comme l’indiquait le président de la FDSEA Pascal Lerousseau : « les agriculteurs découvrent, sans avertissement préalable et avec stupéfaction, les fiches correspondant à chaque SNA. Pour un seul dossier, le nombre de SNA peut s’élever à plusieurs centaines. Et chaque fiche doit être visitée pour vérifier le contour et l’exactitude. Bref, toutes les conditions sont réunies pour susciter stress, agacement et colère. La PAC est devenue tellement complexe que même l’administration s’égare, incapable de mettre en œuvre la dernière réforme dans les temps ». Pour ces raisons, le président demande un moratoire pour laisser le temps aux agriculteurs de faire leurs corrections.
Le préfet a pris bonne note des problèmes qu’il a pu toucher du doigt dans la matinée et ne peut guère faire plus que les faire remonter au ministère.
De son côté, la FDSEA considère que les corrections de SNA pour 2016 doivent s’appliquer sur la campagne 2015 « afin de simplifier un dossier qui s’éternise depuis trop longtemps ». « Derrière des chiffres et des papiers, il y a des paysans qui ne veulent vivre que de leur métier. L’Administration devrait le comprendre pour être juste ! » souligne le président Pascal Lerousseau.

Les plus lus

grille à bétail
La grille à bétail, un nouveau dispositif breveté

Éleveur à Saint-Priest-en-Murat, Antoine Monce a inventé un système efficace pour retenir ses vaches sur leur pâturage. Cette…

producteur de fromages dans une cave qui présente une fourme de salers AOP
Pas de vaches au Salon, mais les fromages du Gaec Troupel en concours

À Loubéjac de Carlat, le Gaec Troupel perpétue une tradition fromagère familiale en salers et cantal fermier, vieille  de…

Une jeune femme accroupie devant des aubracs au cornadis porte un gilet Chambre d'agriculture du Cantal
Maëva conseille une cinquantaine de fermes

À 22 ans, Maëva Dollé-Roullier a troqué son rêve de devenir vétérinaire contre celui  de conseillère en élevage bovin…

Limagrain construit le plus grand magasin de semences d'Europe à Ennezat

Annie Genevard a posé aux côtés de Sébastien Vidal, président de Limagrain, la première pierre du projet Athenza, doté de 200…

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Des brunes au pré
Lait : Le prix fond comme neige au soleil

En cette période hivernale, le constat est sans appel : le prix du lait de vache fond, lui aussi, comme neige au soleil. L’…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière