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« Le parc de contention participe à l'équilibre des relations »

Le parc de contention, bien pensé et réalisé, assure à la fois sécurité, praticité et bien-être pour l'éleveur et ses animaux.

Bruno Garde, éleveur de charolaises à Saint-Avit, a investi dans un parc de contention améliorant ses conditions de travail et son confort ainsi que celui de ses animaux.
Bruno Garde, éleveur de charolaises à Saint-Avit, a investi dans un parc de contention améliorant ses conditions de travail et son confort ainsi que celui de ses animaux.
© M.Comte

La manipulation des animaux est bien souvent la première cause d'accidents dans les élevages. La MSA estime à 4 500 le nombre d'accidents annuels, causés par les bovins, soit 16% du nombre total des accidents du travail des non-salariés agricoles. Un événement de la vie professionnelle contre lequel Bruno Garde s'est prémuni. Éleveur de 45 vaches charolaises à Saint-Avit avec son épouse, il a construit un parc de contention pour, explique-t-il « sécuriser mon travail et celui des intervenants extérieurs, mais aussi gagner en rapidité, en confort et en bien-être ».

 

Un parc sur-mesure

Un parc d'attente, un couloir équipé d'une passerelle, une porte en triangle pour faciliter le tri des animaux, une cage de contention à pesée électronique et enfin une nouvelle aire d'attente, voilà la composition du parc de contention fixe du Gaec de Beaublange. Attenant au bâtiment d'élevage, cet outil a été conçu et pensé pour faciliter la vie de Bruno Garde. « J'avais déjà un parc de contention mobile et là je voulais quelque chose de fixe, fonctionnel et sécurisant pour nous et les différents intervenants. J'insémine moi-même mes animaux. C'est primordial d'avoir un outil permettant de réaliser cette opération délicate, rapidement et sans danger. »

Après avoir visité plusieurs élevages et essayé plusieurs systèmes, Bruno Garde a choisi les différents éléments composant son parc, en fonction de son élevage et de sa façon de travailler. Ainsi, les barrières du couloir de contention peuvent s'abaisser pour pouvoir accéder sans difficulté aux veaux. Une barre horizontale, déportée par rapport à la barrière, permet de soutenir au niveau des hanches l'éleveur ou l'intervenant travaillant sur la passerelle, au-dessus des animaux. Les risques de chutes sont ainsi diminués. « Le vétérinaire est bien mieux sur la passerelle, en hauteur, que derrière une simple stalle et moi aussi. Je peux intervenir seul sans prendre de risque, sans stresser et angoisser mes animaux. »

Donnant-donnant

Bruno Garde en est convaincu, « le parc de contention participe à l'équilibre des relations dans l'élevage ». L'outil permet ainsi de « cloisonner » les différentes interactions et de gagner en confiance. « Je ne manipule que très rarement mes animaux dans la stabulation. Comment réagiriez-vous si quelqu'un venait vous faire une piqûre ou autre, dans l'endroit où vous vous savez suffisamment en sécurité pour manger et dormir ? Un animal fait encore plus la différence. »

Désormais, l'éleveur utilise systématiquement son parc de contention. Habitués, ses animaux, assure-t-il, «sont moins stressés », « moins nerveux » et « n'hésitent pas à entrer dans le couloir ». Un bien-être qui a un coût, environ 8 000EUR (plus 3 500EUR pour la cage de contention à pesée électronique). Un investissement partiellement pris en charge dans le cadre du Plan bâtiment ainsi que par la MSA. Mais, pour être fonctionnel et sécurisant, le parc de contention doit être conçu en respectant des règles bien précises. « L'accompagnement par un conseiller spécialisé est indispensable. Sans cela, j'aurais fait des bêtises » témoigne l'éleveur.

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