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Le nouveau visage de la RN 122 devrait se profiler en 2006

Une fois la RN 120 transférée au département, l´Etat n´aura plus que la RN 122 inscrite au réseau routier national dans le Cantal. Une bonne raison de la moderniser.

Le président Descoeur a demandé vendredi 18 mars à ses collègues conseillers généraux de se prononcer sur un projet de décret relatif au réseau routier national dans le Cantal. "Il s´agit d´identifier ce qui constituera demain le réseau national", a-t-il expliqué en précisant que cela se traduira par le déclassement de la RN 120 (qui rejoindrait le réseau départemental) et le maintien de la RN 122 de Massiac à Maurs. "L´idée étant d´assurer une liaison bien au-delà de Maurs et même bien plus loin que Figeac, jusqu´à rejoindre l´autoroute, à hauteur de Montfaucon (Lot)", indique le président qui tient à une liaison qui relie les autoroutes A 75 et A 20. Sa situation de transversale en fait un axe majeur pour lequel la plupart des secteurs cantaliens peuvent trouver un intérêt.

Un engagement ferme

Vincent Descoeur rafraîchit les mémoires en rappelant que, dans un premier temps, l´Etat imaginait conserver le réseau national seulement jusqu´à Aurillac, pas au sud de la préfecture. Cette fois, le président tient à ce que l´Etat s´engage sur un programme. L´étape liminaire est un Avant-projet sommaire d´itinéraire (Apsi). Or, jusqu´à présent, cet axe n´a jamais profité d´un Apsi et donc d´une vision globale, mais seulement d´études réalisées au coup par coup sur des portions données. Mais cette fois, le ministre s´y est engagé, M. Descoeur l´a affirmé en session publique. A sa demande, le document devrait être rendu avant fin 2006. Il examinera notamment la pertinence à contourner certains bourgs et procédera à une hiérarchisation des opérations à inscrire dans le Contrat de plan. Particulièrement attaché au dossier routier, le conseiller général de Maurs, François Vermande, estime que de nombreuses questions restent à ce jour sans réponses : "Sommes-nous tous d´accord sur l´itinéraire ? Sur la hiérarchie des travaux à engager ?", demande-t-il. En fait, l´Apsi sera justement l´outil mis à la disposition des collectivités pour constituer des réserves foncières afin, comme le martèle le président Descoeur, "de sortir la route des bourgs qui ont des allures de rues".

Maintenant ou jamais

"Il y a urgence", fait remarquer le Sanflorain Pierre Jarlier. "Il faut mettre en révision ou créer des documents d´urbanisme pour éviter des constructions qui compromettent les travaux dans les communes dont les bourgs doivent être contournés. Sans quoi, on ne pourra plus rien faire. Alors que -justement- ce sont ces chantiers qui permettront de gagner non pas quelques secondes, mais à chaque fois plusieurs minutes". L´inquiétude du porte-parole du groupe d´opposition est tout autre : "Les objectifs prioritaires mettent tout le monde d´accord : puisque le Cantal ne dispose pas d´autoroute en son coeur, il faut rallier celles existantes dans des temps raisonnables. Mais le tunnel mobilise beaucoup d´argent. Y aura-t-il assez de fonds pour réaliser les projets ?", s´interroge Yves Debord. "Nous nous attacherons à faire sauter les points noirs du Pont d´Orgon et de la côte de Montvert", promet M. Descoeur. L´élu de La Roquebrou, Christian Meiniel, souhaite que le Conseil général puisse déjà prétendre à des crédits pour ne pas perdre de temps. "L´état de la route doit être pris en considération", ajoute-t-il en insistant sur la dégradation du bitume. "Qu´on ne nous remette pas, le jour du transfert, une route détériorée", appelle-t-il de ses voeux.

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