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Le “non” de la CNAC au projet commercial de Carrefour

Pour la CCI et la Chambre des métiers qui s’étaient érigées contre l’implantation d’un nouveau centre commercial à la Sablière, c’est une décision “de bon sens” qui vient d’être rendue.

Engagés depuis plusieurs années dans un véritable bras de fer contre les partisans du projet, notamment la Caba, les responsables  de la CCI et de la CMA disent vouloir se tourner vers l’avenir.
Engagés depuis plusieurs années dans un véritable bras de fer contre les partisans du projet, notamment la Caba, les responsables de la CCI et de la CMA disent vouloir se tourner vers l’avenir.
© PO

La nouvelle a fait l’effet d’une petite bombe vendredi en fin de journée : la Commission nationale d’aménagement commercial (CNAC) venait en effet de rendre son verdict sur l’appel porté le 17 août dernier par la CCI et la Chambre de métiers du Cantal à l’encontre du projet de centre commercial de la Sablière, donnant raison aux deux compagnies consulaires. Pourtant, l’issue du recours était des plus incertaines, certains au sein même de la CCI ne se faisant guère d’illusion sur les chances d’inverser un projet présenté par les élus de la Caba comme d’un intérêt commercial et économique majeur pour le bassin aurillacois et, au-delà, pour l’attractivité de l’ouest du département. Dans un communiqué diffusé lundi soir, le bureau de la CCI et celui de la CMA indiquent prendre acte de cette décision, “dans laquelle le bon sens a prévalu” selon eux, et affichent leur volonté de se tourner vers l’avenir afin que “cette décision soit le point de départ d’une nouvelle réflexion autour du développement économique du bassin d’Aurillac”. Une main tendue au dialogue qui n’empêche pas les deux consulaires de répondre aux accusations de “conjonctions d’intérêts privés et d’intérêts politiques” formulées dans la presse samedi par le maire d’Aurillac, en réaction au rendu de la CNAC. “Au vu de sa composition (hauts magistrats, hauts fonctionnaires, sénateurs...), il serait faire injure à la CNAC, présidée par un conseiller d’État honoraire, que de croire que cette dernière ait pu subir quelques pressions que ce soit”, fustigent les élus de la CCI et de la CMA.

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“Contradictions locales”

Et ces derniers de relever qu’“une nouvelle fois”, la commission nationale a voté à l’inverse des décisions prises par la CDAC (commission départementale), un désaveu qui soulignent à leurs yeux “les fortes contradictions locales qui existent autour du dossier de l’aménagement commercial d’Aurillac et de son bassin”. Pour les responsables consulaires, il n’y a toujours aucun doute : le projet de la Sablière ne pouvait être en effet qu’un “frein” à la politique d’accueil d’actifs “que nous impulsons”. Pour étayer leurs arguments, les deux bureaux précisent s’être appuyés sur le Schéma directeur du bassin d’Aurillac, seul document prévalant selon eux en termes d’aménagement commercial, et dont ils rappellent qu’il a été voté par les élus aurillacois. Ce document prévoit le fait “que l’accueil d’activités économiques passe davantage par l’amélioration de la qualité de l’accueil, le rémaménagement de certains secteurs et une politique de réserves foncières plus que par la création de nouvelles zones d’activités”, exposent les chambres consulaires. Selon la CCI et la CMA, le rendu de la CNAC permet “provisoirement de sauver entre 130 et 150 commerces majoritairement en zone rurale, soit pas moins de 400 emplois qui seront ainsi préservés”. Un chiffre à mettre en parallèle aux 445 emplois liés au projet de la Sablière.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Rédaction Réussir

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