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Le nettoyage des routes à la charge des agriculteurs

Cristal Union organisait mardi une réunion d’information à destination de ses adhérents puydômois. Le nettoyage des routes pendant la campagne de récolte était au cœur des échanges.

Lors de la réunion à Marmilhat, la sucrerie Bourdon est longuement revenue sur la responsabilité des agriculteurs dans le nettoyage des routes après le ramassage des betteraves.
Lors de la réunion à Marmilhat, la sucrerie Bourdon est longuement revenue sur la responsabilité des agriculteurs dans le nettoyage des routes après le ramassage des betteraves.
© M.Comte

Le 23 juin dernier, la sucrerie de Bourdon organisait une réunion d’information à l’attention de ses adhérents. Réunis au lycée agricole de Marmilhat à Lempdes, le débat a été orienté principalement sur le nettoyage des routes lors de la campagne de récolte. Cette problématique récurrente a été largement évoquée par Christophe Cicierski, technicien à la sucrerie et Jacques Labrosse, responsable des services routiers au Conseil Départemental.

 

Les agriculteurs responsables

Chaque année, le ballet des déterreurs et des camions en période de récolte des betteraves engendre une détérioration des routes. Des quantités de boues plus ou moins importantes sont répandues sur la chaussée pouvant causer des difficultés de circulation voire des accidents. Dans ce cas extrême, la responsabilité impute à ceux qui ont dégradé les conditions routières à savoir le trans-porteur et l’agriculteur, et non les services du Conseil Départemental comme l’a expliqué Jacques Labrosse. « Nous devons nous assurer que les routes sont praticables quotidiennement. Cependant, avec un agent pour 20 km de départementales nous ne pouvons nous permettre de nettoyer toutes les portions salies pendant la campagne de récolte. C’est aux agriculteurs et aux transporteurs d’enlever la terre.» Les transporteurs, tenus par des délais de livraison ne peuvent s’acquitter de cette tâche. Les agriculteurs doivent donc veiller après le chargement, à nettoyer la route des éventuels rejets de terre.

 

Qui fait quoi ?

Une tâche facilitée en 2015 puisque deux balayeuses sont mises gratuitement à la disposition des planteurs. Ces outils ont été achetés par la Cuma Beta Maritima (gérée par le syndicat betteravier NDLR) en cofinancement avec Cristal Union. « Le service betteravier tiendra informé les agriculteurs quelques jours avant le ramassage des betteraves, de la nécessité ou non d’aller chercher une balayeuse dans l’un des points de stockage » explique Christophe Cicierski.

Une tâche qu’il est important de s’acquitter pour éviter les ennuis, rappelle Jacques Labrosse. «Aujourd’hui, tous les accidents se terminent au tribunal. Même si nous constatons d’une année sur l’autre que les agriculteurs font des efforts en la matière, je ne saurais que trop leur conseiller de poursuivre sur cette voie et de prendre le temps de nettoyer la route.» Le responsable des services routiers départementaux conseille également aux agriculteurs de veiller à la signalisation des chantiers de ramassage et de nettoyage. Si lors de la récolte le transporteur veille à indiquer aux usagers de la route un empiétement sur la chaussée, la visibilité lors du nettoyage est à la charge de l’agriculteur. « Chacun devrait avoir un ou deux panneaux «Attention danger» ; cela peut toujours avoir une utilité. On vous reprochera toujours en cas d’accident de ne pas en avoir mis» rajoute Christophe Cicierski.

Sujets d’actualité

La sucrerie de Bourdon a profité de cette réunion pour revenir sur l’actualité de la betterave. La campagne 2014 se termine avec un prix moyen payé aux agriculteurs de 25,04 €/tonne.

Cristal Union travaille également à faire adopter par ses clients un référentiel de production unique. Une démarche qui permettra de valoriser l’image de la production et de ses pratiques.

La nouvelle campagne 2015 s’annonce sous les meilleurs auspices avec un climat pour l’heure favorable au rendement racine. Cependant, l’ombre des ravageurs plane sur ce tableau comme l’explique Christophe Cicierski : « les dégâts de lapins, de ragondins, de campagnols sont importants dans certains secteurs. Sans oublier le charançon qui est présent dans le Puy-de-Dôme depuis trois campagnes. » L’évolution de ce ravageur est suivie de près par les services de la sucrerie sur trois parcelles situées en Limagne sud, centre et nord.

 

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