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Ce weekend, le National Salers a fait son grand retour à Issoire

Il y avait comme un air de retrouvailles ce week-end à Issoire. Dès vendredi 18 septembre le concours du National Salers était lancé. Après une année d’absence, la compétition a retrouvé ses animaux, ses éleveurs et son public.

La race Salers, reconnaissable par sa belle robe acajou et ses longues cornes, était à l’honneur le week-end dernier.

Des centaines de visiteurs, 70 élevages et près de 330 animaux s’étaient donnés rendez-vous à Issoire, près de l’aérodrome. Dans les allées, le public pouvait contempler les animaux tandis que les éleveurs s’affairaient autour de leurs bêtes. Mais pour tout le monde, il s’agissait surtout de retrouver une ambiance qui avait manqué l’année précédente.

Ça nous a manqué l'année dernière ! »

En effet, organisé par le groupe Salers Évolution et le Herd Book Salers, la manifestation avait dû être annulée l’an passé à cause de la DNC. Cette édition 2026 était donc plus qu’attendue comme en témoignent Anaïs, 6 ans, et sa maman Valérie, venues de Brioude « voir autant de bêtes c’est toujours très stimulant pour les petits, ça nous a manqué l’année dernière ».

Côté éleveurs, eux aussi sont ravis de renouer avec leurs habitudes. Pour certains, le plaisir de revenir était presque aussi important que celui de concourir « je viens du Cantal chaque année, cela fait 20 ans que je suis de la partie », raconte Géraud Delpueche, éleveur à Naucelles, dont deux de ses vaches ont d’ailleurs fini sur le podium. De quoi ajouter une belle satisfaction à ce week-end de retrouvailles !

Un travail de longue haleine

Derrière les quelques minutes passées sous les yeux du jury se cachent pour les animaux et leurs éleveurs des mois de préparation. Les bovins sélectionnés pour participer au National Salers font l’objet d’une attention toute particulière. Il faut les habituer à être manipulés, travailler leur présentation, surveiller leur alimentation et leur état général.

A lire aussi : Race salers : la belle rouge certifiée, à Issoire

Cette préparation se poursuit jusqu’aux dernières minutes avant le concours. Brosse à la main, les éleveurs peaufinent leur bête pour ne rien laisser au hasard. Chaque détail compte pour arriver le jour-J avec un animal en pleine forme et prétendre au titre de champion.

La vente aux enchères

Le dimanche matin a laissé place à la vente aux enchères d’animaux Label Rouge. Neuf animaux, sept vaches et deux bœufs, ont été présentés aux acheteurs, avec des prix allant jusqu’à 11,60 €/kg. Une démarche qui s’inscrit dans le projet de valorisation de la race.

On incite un peu les éleveurs à produire des bœufs »

La présence de ces deux bœufs n’était pas anodine. La filière souhaite en effet encourager davantage leur production, notamment pour contribuer à une offre plus régulière tout au long de l’année. « On incite un peu les éleveurs à produire des bœufs », explique Gilles Malvesin, animateur de l’association.

Cette vente était l’un des temps forts du National Salers. En amont de l’événement, l’association Label Rouge avait sollicité ses éleveurs afin d’identifier des animaux susceptibles d’être présentés. Une quinzaine d’animaux avaient ainsi été repérés. Une commission composée de trois éleveurs du conseil d’administration s’est ensuite rendue dans les exploitations, le 11 août dernier, afin d’évaluer les animaux.

Jusqu’à 11,60 €/kg pour le Grand Prix d’Excellence

Une fois les animaux présentés sur le ring par leurs éleveurs, les hostilités étaient lancées ! Les mises à prix étaient fixées à 7,50 €/kg. Les deux bœufs ont finalement atteint 8,50 €/kg. Du côté des vaches, les prix se sont échelonnés de 8,70 €/kg à 11,60 €/kg pour la meilleure d’entre elles.

Le Grand Prix d’Excellence vache a été obtenu par le GAEC Champeix pour un prix de 11,60 €/kg et le Prix d’Excellence bœuf par le GAEC Fabre pour 8,50 €/kg.

Au-delà des montants obtenus, l’association retient surtout la visibilité apportée à la démarche. « C’est bien de mettre les animaux en avant pour montrer tout le travail des éleveurs », souligne l’animateur.

Un cahier des charges plutôt strict

Plusieurs cases doivent être cochées pour pouvoir prétendre à ce label. Il faut tout d’abord que l’animal soit « fini », c’est-à-dire qu’il ait atteint un poids correct afin d’être vendu pour la boucherie avec un état d’engraissement suffisant. L’animal doit aussi alterner entre pâtures et stabulation en étable et être nourri avec des aliments de la ferme « avec possibilité de complémentation avec des aliments non OGM qui doivent être référencés auprès du cahier des charges Label Rouge Salers », précise Gilles Malvesin. Pour les conditions d’âge, l’animal doit être âgé d’au moins 10 ans.

A lire aussi : National Salers : Jean-Luc Cormier, l'amour de la race, la passion des concours

Ce Label Rouge garantit une traçabilité du début à la fin de la chaîne. Malgré son excellence, le signe de qualité doit encore faire du chemin pour se faire connaître.

Les prix de championnats du concours National Salers 2026 :
GROUPE DE BOURRETTES 1er Chabrillat Frédéric 2ème Earl Yannick Breuil 3ème Gaec Bafoil De Ranchelon GROUPE DE DOUBLONNES 1er Gaec Hurgon A Dienne 2ème Semeteys Geraud 3ème M. Mauret David
GROUPE DE VACHES 1er Gaec Phialip 2ème Gaec Malacan 3ème Gaec Fererol
PRIX D'HONNEUR 1er Earl David Fourtet 2ème Gaec Lacombe Antignac 3ème Gaec Hurgon A Dienne
PRIX DE FAMILLE 1er Earl David Fourtet 2ème M. Férérol Gaetan 3ème Gaec Champeix Frères
CHAMPIONNAT JEUNE FEMELLE VIcky - Gaec Modenel Charbonnel
SUPER BOURRET Amateur - Gaec Douhet
CHAMPIONNAT FEMELLE ADULTE Plombade - Dauzet Françoise
CHAMPIONNAT MALE Ulysse - Scea VIctor Fourtet (copropriété avec Collange Claude)
TOP INDEX JEUNE MALE Aveze 114 ISEVR - Robert Annie
TOP INDEX JEUNE FEMELLE Ulotte 118 IVMAT - Gaec Domaine De Sinzelles
TOP INDEX MALE ADULTE Théo 115 ISEVR - Gaec Elevage Sarret
TOP INDEX FEMELLE ADULTE Indienne 115 ISU - Gaec Champeix Frères
JEUNES MENEURS - 7/9 ans Mathis Egal
JEUNES MENEURS - 10/13 ans Gaspard Bornes
PRIMO EXPOSANT Meret Thierry avec Thor

Rédaction Réussir

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