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Le national Aubrac au Sommet de l’élevage

Cela devrait être l’un des seuls concours d’animaux organisé en cette année si particulière. Du 7 au 9 octobre, la race aubrac vous donne rendez-vous à Clermont-Ferrand pour son concours national organisé dans le cadre du Sommet de l’élevage.

Les effectifs d’aubracs sont passés de 56 000 vaches en 1979 à 230 000 aujourd’hui.
Les effectifs d’aubracs sont passés de 56 000 vaches en 1979 à 230 000 aujourd’hui.
© S.C.

Alors que la majorité des troupeaux du berceau pâturera encore en grande liberté sur les sommets du plateau de l’Aubrac, la crème des reproducteurs nationaux se donne rendez-vous début octobre au Sommet de l’Élevage. Les 400 plus beaux spécimens de la race seront présents comme le confirme Yves Chassany, éleveur cantalien et président de l’Upra Aubrac : «Dans les rangs des éleveurs, l’envie est là. C’est la troisième fois que notre race organisera son national au Sommet. C’est toujours une grande fête et une formidable vitrine pour nous. Nous avons tous envie de partager un bon moment d’aubrac». Reproducteurs de haut niveau génétique aux performances de production et de reproduction irréprochables ; couples vache-veau pur démontrant le progrès génétique ; couples vache-veau croisé et animaux des filières viande de qualité  ; descendants de taureaux d’insémination… Le panel de la présentation sera relativement large. «Le national sera l’opportunité pour nous de communiquer sur l’impact de l’élevage aubrac sur l’économie locale ; c’est-à-dire la manière dont le meilleur de la génétique aubrac permet le maintien de la valeur ajoutée sur le territoire, et donc, le développement économique du tissu rural grâce à la viabilité et la rentabilité des exploitations», soutient Yves Chassany. L’Organisme de Sélection Aubrac aura particulièrement à cœur, pour cette édition, de faire vivre ses allées et d’aller à la rencontre du public (éleveurs, acteurs du monde agricole, étudiants…). Au menu des échanges, un retour sur la renaissance de la race, qui a vu ses effectifs sombrer à la sortie de la seconde guerre mondiale. Dans les années soixante-dix,  un groupe d’éleveurs décide de relancer cette race en lui donnant une orientation allaitante lui permettant de maintenir ses caractéristiques maternelles et d’élevage.
Une race en phase avec son époque
Les effectifs sont ainsi passés de 56 000 vaches en 1979 à 230 000 aujourd’hui, principalement situées dans le berceau de race (Aveyron, Cantal et Lozère) ce qui en fait une race locale par excellence. Cependant les dernières années montrent une progression constante des effectifs de 5% par an. On trouve ainsi des vaches aubracs dans presque tous les départements avec une présence forte dans le centre de la France et les départements au Sud du berceau. Élevée à l’herbe de manière autonome et naturelle, la race Aubrac répond aux attentes des consommateurs et des éleveurs. Ses qualités maternelles et sa facilité d’élevage permettent un nombre important de vaches par UMO (Unité de Main d’Œuvre) ce qui répond parfaitement aux problématiques d’augmentation des cheptels et de diminution de la main d’œuvre.
Recherche d’optimisation
Le schéma de sélection actuel est construit autour d’une stratégie d’optimisation économique de la race. « Il est basé sur un compromis entre aptitudes bouchères et qualité maternelles, la recherche d’un équilibre entre développement musculaire et squelettique ainsi que l’optimisation des performances plutôt que leur maximisation.  L’objectif est de produire à la fois des femelles pures « moules à veaux » appréciées pour la pratique du croisement charolais et des animaux purs recherchés par les engraisseurs (broutards) et les bouchers (génisses et vaches finies ; filières SIQO)», résume Yves Chassany.

Sommet confirmé
Les organisateurs du Sommet de l’Élevage l’attendait depuis quelques jours déjà. Le décret donnant le droit aux parcs-expo d’accueillir des évènements (foires et salons) à partir du 1er septembre, sans limitation du nombre de visiteurs est paru au Journal Officiel le 27 juillet. Les services de l’État ont agréé un plan sanitaire, élaboré conjointement avec le gestionnaire du site, qui comprend des engagements en terme de désinfection des espaces, distribution de gel hydroalcoolique et port du masque. «Nous atteignons à ce jour plus de 90% du volume commercial de l’an dernier :
1 380 exposants sur 870 stands, pour un total de 78 733 m². Concernant les concours et présentations animales, nous affichons le plein. Les 1 200 éleveurs-exposants habituels ont répondu présents. Concernant les visiteurs, un sondage a été réalisé en collaboration avec le groupe de presse REUSSIR. Il nous indique que près de 75% des visiteurs de l’an dernier ont l’intention de revenir cette année», ont précisé en début de semaine les organisateurs dans une note d’information transmise aux exposants.

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