Aller au contenu principal

Le marché en forte progression en 2016

La Safer Auvergne a tenu son assemblée générale, vendredi dernier, à Clermont-Ferrand, sur fond de fusion avec Rhône-Alpes et dans un contexte de reprise du marché du foncier rural.

De gauche à droite : Raymond Vial, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Gilles Pelurson DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes et Jacques Chazalet, président de la Safer Auvergne.
De gauche à droite : Raymond Vial, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes, Gilles Pelurson DRAAF Auvergne-Rhône-Alpes et Jacques Chazalet, président de la Safer Auvergne.
© S. Chatenet

En 2015, un peu plus de 10.000 ventes concernant 26.064 hectares ont été notifiées ou acquises par la Safer d’Auvergne. «En progression de 3,6% en surface par rapport à 2014, les chiffres affichés en 2015 permettent de renouer avec ceux rencontrés avant la crise de 2008», a souligné Thierry Boulleau, directeur de la Safer Auvergne.

Si au global, le marché accessible à la Safer est relativement stable, il comprend de fortes variations entre les départements : -29% dans le Puy-de-Dôme à +11% dans l’Allier, +9% dans le Cantal à +6% en Haute-Loire.

 

+40% au premier trimestre 2016

Cette stabilité ne devrait pas durer. Les chiffres du premier trimestre 2016 démontrent en effet une forte progression du marché foncier rural et du marché accessible à la Safer de l’ordre de +40% par rapport à 2014 en surface et de +27% en prix.

Dans le cadre de sa mission de «préservation des espaces agricoles naturels et forestiers », la Safer a procédé en 2015 à 321 acquisitions pour 3.424 hectares d’une valeur totale de 19.103.000 euros. 79% de ces acquisitions ont été négociées à l’amiable. Toujours dans un souci de maîtrise du prix du foncier et de lutte contre la spéculation, 68 préemptions en contre-offre d’achat ont été réalisées.

L’an dernier, l’organisme auvergnat a effectué 443 rétrocessions pour 3.660 hectares : 1.515 ha en faveur de l’installation des jeunes ; 1.271 ha pour la consolidation des exploitations ; 537 ha pour le maintien des fermiers ; 118 ha pour des opérations forestières (3%) ; 76 ha pour le remaniement parcellaire (2%) : 75 ha pour les biens ruraux (2%) et 70 ha pour la réorientation du foncier agricole vers d’autres usages.

 

6.260 euros par ha dans le Cantal

Selon les départements, la part orientée vers l’installation varie. Deux départements (Allier et Cantal) sont proches de 50 %.

Côté prix, avec une moyenne de 3.730 €/ha, c’est dans l’Allier que le prix des terres et des prés libres non bâtis est le moins élevé.

En Haute-Loire, il se situe à 3.980 €/ ha et dans le Puy-de-Dôme à 4.150 €/ ha. Dans le Cantal, il culmine à 6.260 €/ha témoignant d’une pression foncière qui ne faiblit pas au fil des années.

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière