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Conjoncture élevage
Le marché des broutards à la peine

A l'issue de son conseil spécialisé viandes, le 22 juin, FranceAgriMer a mis l'accent sur les difficultés rencontrées par le marché des broutards et la relance de la production porcine à l'échelle européenne.

En ce début d'année 2010, le Conseil spécialisé « viandes » de France AgriMer a évoqué les difficultés des opérateurs français sur le marché italien des broutards alors que les disponibilités françaises en mâles issus du troupeau allaitant sont importantes : + 3,5 % pour les animaux de 0 à 8 mois ; + 13,8 % pour les animaux de 8 à 12 mois en 2010 comparé à 2009. Sur les quatre premiers mois de 2010, les exportations françaises de broutards vers l'Italie se montent à 277 700 têtes en retrait de 3,6 % par rapport à la même période en 2009. Depuis janvier 2009, la part des ventes françaises dans les importations italiennes a tendance à diminuer (de 95 % à moins de 90 %). En cause, la baisse des prix des jeunes bovins sur le marché communautaire en 2009 (- 5,2 % en Italie) qui incite les opérateurs italiens à rechercher d'autres sources d'approvisionnement : Pologne, Slovaquie, autres pays européens.

 

Pour sa part le marché français du veau de boucherie subit de plein fouet la concurrence néerlandaise. Dans un contexte de hausse du prix des poudres de lait et de lactosérum, d'augmentation du prix du veau de 8 jours (+ 9,3 % sur les quatre premiers mois de l'année), l'écart des prix à la production entre la France et les Pays-Bas a tendance à s'accroître tandis que la consommation française résiste plutôt bien malgré la crise financière.

 

Recul des ovins

Le cheptel ovin européen poursuit sa décroissance (baisse de 2,3 % du nombre de brebis dans l'UE à 27 en 2009). Les reculs importants (- 7 % en Irlande, - 3,8 % au Royaume-Uni) sont notamment à mettre sur le compte de la mise en place de l'identification électronique ovine qui a conduit un certain nombre de petits producteurs à renoncer. En France, les effectifs de brebis allaitantes sont en baisse de 4 % sur l'année 2009. Cependant, depuis le début de l'année, les abattages contrôlés apparaissent en hausse de 2,5 % du fait du décalage des fêtes pascales, d'importations d'animaux en vif de Roumanie ou d'Espagne et de la baisse des exportations.

 

Le cheptel porcin européen est entré dans une phase de recapitalisation. L'Allemagne et surtout le Danemark (+ 4,4 % du nombre de truies) et les Pays Bas (+ 7,3 %) ont pris la tête de la relance de la production européenne à l'Ouest. Dans les nouveaux Etats membres, c'est surtout la Pologne (+ 6,4 %) et les pays baltes (Lituanie, Lettonie, Estonie) qui affichent une forte croissance de leur cheptel de truies. Sur les cinq premiers mois de l'année 2010, les abattages des trois pays du nord de l'Europe de l'Ouest (Allemagne, Danemark, Pays-Bas) sont en augmentation de 2,9 % à 31 707 tonnes. La France, pour sa part, affiche une hausse de 0,9 %. A l'automne, France AgriMer prévoit une hausse de la production européenne (+ 2,3 % au 3ème trimestre 2010 par rapport à la même période 2009 ; et de la même façon, + 1,2 % au 4ème trimestre). Ce qui risque de peser sur les prix. Du côté du marché de la volaille, c'est l'évolution de la consommation qui préoccupe les professionnels. Début 2010, les achats des ménages sont en forte hausse pour le poulet (+ 8,5 %) et les produits élaborés (+ 7,9 %) mais l'augmentation des achats concerne surtout les poulets les moins chers qui viennent concurrencer les autres viandes telles que dinde ou lapin.

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