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Le loup passe la frontière du Puy-de-Dôme

L’animal n’avait pas été observé dans le Puy-de-Dôme depuis cinq ans. Il est de retour dans le Sancy, où un couple de randonneurs a pu le photographier.

© Fotolia

«Au vu des éléments recueillis», c’est bien un loup qui a été aperçu le 24 février dernier près du col de la Croix- Saint-Robert dans le massif du Sancy. L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage le confirme, indique un communiqué de la préfecture du Puy-de-Dôme en date du 8 mars.

C’est un couple de randonneurs qui a observé longuement l’animal, pris des photos et trouvé des traces dans la neige. Cette « observation visuelle d’un loup, suivie d’une piste d’empreintes relevées le lendemain, sont portées à la connaissance du correspondant local du réseau loup/lynx de l’ONCFS », poursuit la préfecture. Pour autant, « cela ne suffit pas à considérer le département comme une zone de présence permanente de l'espèce, expliquent les services de l’État. Il faudrait des indices génétiques de présence de l’animal pendant deux années consécutives ». La préfecture ajoute par ailleurs qu’« aucun constat de dommage sur du bétail n’a été enregistré dans le département du Puy de Dôme ». Le préfet « souhaite néanmoins installer très rapidement une cellule de veille(1) » dans le cadre du plan loup 2018/2023. Une cellule chargée d’assurer le suivi de la présence du loup : « relevés d’indices, expertises des témoignages, création éventuelle d’un réseau d’observateurs ainsi que la diffusion d’une information transparente et objective auprès du public», détaille le communiqué.

 

Une première réunion aura lieu le 28 mars. Elle sera l’occasion de présenter le plan national d’action sur le loup 2018-2023 qui vient d’être arrêté. « Ce plan a pour objectif d’intégrer les données et connaissances scientifiques afin de mieux appréhender la population de loups en France et gérer les effets de sa présence sur les territoires » confie le communiqué de la préfecture.

(1) La cellule de veille est composée de représentants des services de l’État, du Conseil départemental, d’élus, des professions agricoles et forestière, des Parcs naturels régionaux, des associations de protection de la nature, des représentants des chasseurs et des lieutenants de louveterie.

La FDO 63 rappelle les positions prises par l’APCA(1), la FNSEA, JA et la FNO concernant le Plan Loup

Le plan loup ne garantit pas le « zéro attaque » des troupeaux demandé depuis de nombreux mois pour tous les éleveurs et dans tous les territoires. Les propositions faites par nos structures nationales portaient sur la reconnaissance du droit de défense des troupeaux, sans plafond ; une simplification administrative par automaticité des autorisations individuelles de tir de défense ; la suppression de l’effarouchement dans les mesures de régulation ; l’évolution de la gestion du loup dans les cœurs de parcs nationaux ; une harmonisation entre les catégories d’animaux prédatés et pour la prise en charge des dommages et la prise en charge complète des frais de gestion du dossier loup sur le budget de l’écologie et de l’environnement au regard des engagements de l’Etat français.

Les décideurs politiques font le choix de l’ensauvagement des territoires au détriment des activités humaines. Ce choix n’est pas le nôtre. Nous aimons passionnément nos campagnes, riches de leur diversité culturelle, économique et environnementale. La profession, la FDO 63 continueront leur combat et apporteront leur soutien indéfectible aux éleveurs qui lutteront pour retrouver des conditions de vie familiale et professionnelle dignes et sereines et qui prendront toutes les dispositions pour y parvenir.

(1) Assemblée permanente des Chambres d’agriculture.

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