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Groupement régional d’action sanitaire du Limousin
Le GRASL : un rôle d’animateur des politiques sanitaires régionales renforcé

Le GRASL a tenu, le 30 juin dernier à Limoges, sa 26ème assemblée générale sous la présidence de Philippe Monteil.

Le GRASL, association loi 1901, est né en mai 1983, en accord avec l’Etat et la Région, avec pour but la mise en œuvre de moyens techniques et financiers nécessaires à l’amélioration du cheptel dans les domaines sanitaire et génétique. Il rassemble les acteurs des filières animales du Limousin (GDS, vétérinaires, chambres d’agriculture, organismes de production, interprofessions, CIA, DRAF, services vétérinaires…) et constitue une force de propositions pour la mise en place des programmes. La mission du GRASL a été et reste une volonté politique de fédérer tous les acteurs de la filière animale, toutes espèces confondues, du conseil à l’action, en liaison avec les vétérinaires.

Un exercice sous forte influence de la fièvre catarrhale, le GRASL, élément de continuité de l’action sanitaire régionale

Cet exercice a été fortement influencé par l’arrivée de la fièvre catarrhale en Limousin. Cette prophylaxie, mal maîtrisée, a entraîné de graves conséquences sanitaires et économiques. Cette maladie a gravement perturbé les échanges d’animaux avec l’Italie, entraînant le blocage du marché et des baisses de prix catastrophiques. Face à cette situation, rester mobilisés, remettre en avant les valeurs de mutualisme et respecter les fondamentaux du sanitaire s’avèrent primordiaux. Les rapports techniques présentés à cette AG ont montré le savoir-faire et les compétences du GRASL, interlocuteur naturel des pouvoirs publics pour développer une politique sanitaire cohérente. Le GRASL apparaît aujourd’hui comme un outil d’avant garde au service de l’action sanitaire régionale. Son partenariat historique avec les vétérinaires, sous le contrôle des DDSV, en fait la seule structure ayant ce savoir-faire actuellement. La mise en œuvre du Plan Sanitaire d’Elevage avec les vétérinaires de terrain, a constitué une première en médecine vétérinaire préventive avec l’utilisation raisonnée des médicaments antiparasitaires et de la vaccination. Avec l’arrivée des mutations de l’administration, le GRASL apparait comme l’élément de continuité de l’action sanitaire régionale.

Une zone assainie en varron, un assainissement IBR en bonne voie

Pour le varron, les résultats négatifs des contrôles sérologiques aléatoires et orientés ainsi que les contrôles visuels, permettent à la région Limousin d’être maintenue zone assainie. Pour l’IBR, avec plus de 8 000 cheptels engagés dans le programme régional d’appellation fin 2008, le nombre de cheptels en plan n’a cessé d’augmenter depuis le dépistage régional généralisé de 2001/2002. En parallèle, la qualité sanitaire des cheptels en plan n’arrête pas de s’améliorer avec 77 % d’élevages sous appellation «indemne d’IBR». Avec l’obligation de vaccination des animaux positifs, les cheptels ayant des bovins séropositifs ne représentent plus que 6 % des engagés. Cela démontre donc que l’assainissement des élevages de la région vis-à-vis de l’IBR est en bonne voie.

Un nombre croissant d’élevages engagés dans la lutte contre la paratuberculose

En paratuberculose, la stratégie régionale s’appuie sur le référentiel technique national d’une garantie de cheptel. Grâce au soutien du Conseil Régional, le nombre de cheptels engagés dans le programme régional s’est accru de 2007 à 2008. Avec plus de 1 400 élevages en plan au 31 décembre 2008, la qualité sanitaire des cheptels s’est améliorée avec une hausse de 10 % du nombre d’élevages ayant cumulé trois séries consécutives de dépistage annuel négatif. Les adhésions nouvelles montrent la volonté des éleveurs d’assainir leur troupeau pour limiter le fort impact économique de cette pathologie.

Le programme « Pathologies Emergentes » orienté sur les affections néonatales

L’émergence de nouvelles maladies contagieuses peut avoir un impact dramatique pour l’élevage et l’économie agricole d’où la nécessité de plans d’intervention afin d’éviter la propagation de ces affections. Dans le cadre du volet «prévention des Pathologies Emergentes», le GRASL privilégie la lutte contre les affections de groupe par rapport aux problèmes individuels. Ainsi, son action est centrée sur les élevages en difficulté qui sont confrontés à une maladie touchant un lot d’animaux, quel que soir leur âge. Chez les bovins, les interventions ont été, en 2008, en priorité, orientées vers les affections néonatales (diarrhées, troubles respiratoires, septicémie...) et la BVD. Chez les ovins, les élevages engagés ont fait l’objet de suivi approfondi pour des motifs variés (parasitisme interne, avortements, maladies respiratoires, affections néonatales). Le Conseil Régional participe à hauteur de 50 % des frais engagés dans le cadre des programmes de prévention des pathologies émergentes bovines et ovines.

Une prescription de proximité avec le Plan sanitaire d’élevage du GRASL

L’activité du Plan sanitaire d’élevage du GRASL a connu en 2008 une progression de plus de 11 %. Les premiers mois de l’année ont été marqués par le report des traitements antiparasitaires de rentrée à l’étable, destinés à lutter contre un parasitisme intense, mais également par une prévention mieux réalisée. La fin d’année est caractérisée par un recul des prescriptions, marqué au mois d’octobre, à mettre en parallèle avec une situation économique difficile. Il faut donc rester vigilant et mobilisé pour faire progresser cet outil. Pour cela, il est impératif de maintenir un vivier actif de vétérinaires ruraux dans les cantons et que le partenariat actif avec les laboratoires permette de garantir des prix les mieux adaptés et les plus compétitifs. Le terme « d’utilisation raisonnée » du médicament vétérinaire prend ici toute sa place pour réaliser des économies et répondre à la demande des consommateurs. Cette démarche s’inscrit avec les vétérinaires dans le cadre des orientations environnementales préconisées. Ce changement raisonné et encadré se complète avec les formations « Eleveur Infirmier ». Dans ce contexte très évolutif, ce travail se situe au quotidien avec tous les acteurs de la filière animale.

Une prévention sanitaire collective à poursuivre

Dans une période de crise et de perte de pouvoir d’achat, l’inclinaison dangereuse et contreproductive est de réduire les frais sanitaires. Agir pour maintenir et privilégier la prévention contre les maladies s’avère indispensable pour ne pas abandonner les résultats obtenus et voir revenir les pathologies anciennes, tout laxisme conduisant à l’échec d’où la poursuite de la mobilisation du GRASL. Aujourd’hui, avec la mise en place progressive de la Réforme générale des politiques publiques (RGPP), le GRASL est présent et actif pour assurer la continuité de la prévention en tant que réfèrent sanitaire en harmonie avec les choix et les besoins de ses adhérents. L’apparition de maladies émergentes, comme la fièvre catarrhale, ou la résurgence de maladies connues, telle la tuberculose, montrent au quotidien le besoin de rester mobilisés et vigilants. Un travail de certification du GRASL et des GDS est en cours pour répondre aux instances adaptées (accréditation ISO 17020 pour le paquet hygiène, accréditation ISO 45011 pour les maladies non-réglementées des différentes espèces). A l’heure de mutualisation des moyens et de regroupement des structures, le GRASL a anticipé en étant présent et organisé avec le monde du sanitaire. Agir, prévoir, rassembler, tels sont les critères qui permettront au GRASL d’avancer dans le respect des savoirs et des compétences de chacun et de continuer sa route pour promouvoir la qualité sanitaire de nos animaux et ainsi rassurer un consommateur indispensable à la valorisation du travail des éleveurs.

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