Le GIE et ses producteurs ont un bel avenir devant eux
Avec 1 202 tonnes de fruits vendus en 2025, la filière Fruits rouges des Monts du Velay fait preuve d'une belle dynamique. Le GIE, réuni en assemblée générale le 16 avril dernier, est prêt à accueillir de nouveaux producteurs.
Avec 1 202 tonnes de fruits vendus en 2025, la filière Fruits rouges des Monts du Velay fait preuve d'une belle dynamique. Le GIE, réuni en assemblée générale le 16 avril dernier, est prêt à accueillir de nouveaux producteurs.
En 2025, le GIE des Fruits rouges des Monts du Velay a commercialisé 1 202 tonnes de petits fruits, soit une nette progression par rapport à 2024 où le total des ventes atteignait 1 070 tonnes. Selon le directeur du GIE, Denis Chirouze, plusieurs facteurs contribuent à expliquer cette bonne campagne 2025 :
« Les fruits n'ont pas souffert du gel de printemps.
D'autre part, la Drosophila Suzukii, mouche qui s'attaque aux petits fruits sains juste avant la récolte, a été peu présente cette fois-ci en raison d'un hiver 2024-2025 froid et d'un été 2025 chaud et sec ». Résultat : « nous avons obtenu un tonnage supérieur aux années précédentes ». Cette croissance d'activité a permis au GIE de générer 12 millions de chiffre d'affaires, dont plus de 10 millions émanent de la vente des fruits.
Beau panel de petits fruits
706 tonnes de fraises ont été commercialisées lors de cette campagne (633 t en 2024) soit 0,5 t en agriculture raisonnée catégorie 1, 18,6 t de fraises en AB catégorie 1 et 571 t de fraises en hors-sol catégorie 1, 94,5 t de fraises hors sol catégorie industrie, 9,4 t de fraises de catégorie industrie bio et 11,8 t en vente directe par les producteurs.
Lire aussi : SIA 2026 : Lancement de saison pour la Fraise Label rouge
En framboises, ce sont 196 tonnes qui ont été vendues sous les formes suivantes (même tonnage qu’en 2024) : 160 t de Vajolet et Lagorai, 2,1 t de framboises standard au sol cat. 1, 10,2 t de framboises pour la congélation, 4,2 t pour la confiture cat. II, 14,3 t de framboises en AB, 0,5 t de framboises jaunes et 4,4 t en vente directe.
La zone de production du GIE, qui s'étend sur 2 départements (Haute-Loire et Haute-Ardèche), a également commercialisé 154 t de groseilles rouges, 80,5 t de mûres, 35 t de myrtilles, 6,9 t de cassis, 5,9 t de groseilles maquereaux, 4,6 t de groseilles blanches, 3,8 t d’abricots, 1,2 t de cerises et 0,5 t de mirabelles. Notons que la plus forte progression de tonnage revient à l’abricot avec +3,8 t de vente.
Un marché porteur
« Quel avenir pour les producteurs de fruits rouges origine France ? »
étant le thème de cette assemblée générale, le GIE avait convié Stéphane Decourcelles, commercial de l'entreprise Fruits rouges & Co, client fidèle du groupement, qui a témoigné de l'important dynamisme de ce marché en France comme dans le monde entier.
La consommation de fruits rouges augmentant régulièrement chaque année en France, Fruits rouges & Co est en permanence à la recherche de nouveaux volumes. Dans ce contexte, le GIE des fruits rouges des Monts du Velay est ouvert à de nouveaux producteurs « qui se situent à une heure de camion de Saint-Jeures » souligne Denis Chirouze.
« L'idée est de monter en puissance régulièrement en accueillant 2 à 3 producteurs par an. Tous les projets sont les bienvenus ! » complète le président Éric Pauchon.
Alors que l'on observe un véritable engouement des consommateurs pour les fruits rouges français, ces derniers pâtissent d'une dérive malheureusement fréquente : la francisation ; cette pratique, qui consiste à étiqueter « origine France » des denrées qui proviennent d'un autre pays, pénalise les producteurs et trompe les consommateurs. « Certains opérateurs sont connus pour franciser leurs fruits et ils agissent en toute impunité en raison de l'insuffisance du nombre de contrôles de la part de l'administration. Nous nous battons au sein de notre interprofession l’AOPn Fraise Framboise pour dénoncer ces pratiques qui nuisent à notre filière » regrette le président Pauchon.
À lire aussi : De ferme en ferme sous un beau soleil de printemps
Après 18 années passées à la présidence du GIE, Éric Pauchon a signalé son souhait de passer la main. C'est Valérie Courbon, installée sur le Gaec des Baies du Lizieux avec son mari, au Mazet-Saint-Voy, et adhérente au GIE depuis 15 ans, qui a pris le relais, suite à son élection en conseil d'administration le 23 avril dernier.
* Association des Organisations de Producteurs nationale