Aller au contenu principal

Le crosne, un légume apprécié pour les fêtes de fin d’année

À Yssingeaux, le Gaec Cornut cultive toute sorte de légumes dont les crosnes qui s’avèrent très appréciés de la clientèle lors des repas festifs de fin d’année.

La saison du crosne a démarré au Gaec Cornut !
La saison du crosne a démarré au Gaec Cornut !
© HLP

À Yssingeaux, la famille Cornut se prépare à répondre à la demande en crosnes, un légume très demandé en cette période de fêtes de fin d’année. Consommé seul avec une persillade ou bien avec une volaille, les consommateurs apprécient son goût très fin qui se rapproche du fond d’artichaut et de la noisette.

Un légume racine au goût très fin
Installée depuis des générations dans le quartier maraîcher du Chaussand à Yssingeaux, l’exploitation familiale cultive ce légume racine depuis bien longtemps. Dans les années 1960, l’exploitation mettait en terre entre 80 à 100 kg de semences tubercules contre seulement 2 kg à l’heure actuelle. La consommation de ce tubercule a peu à peu diminué, le classant aujourd’hui dans la catégorie des légumes oubliés. «Sa mauvaise conservation à l’air ambiant (les crosnes doivent être consommés dans les 48 heures après leur récolte), a fait disparaître ce légume des étals» explique Antoine Cornut, installé en Gaec avec sa mère Gisèle.
«Le crosne pousse en terre comme les pommes de terre. Nous commandons des semences qui arrivent de Bretagne en février. Puis ces semences sont mises dans des pots et installées sous serre, jusqu’à fin avril. Les plants sont ensuite repiqués en pleine terre tous les 40 cm. Les tubercules, reliés entre eux par des stolons, se forment début octobre et sont récoltés manuellement de novembre à mars, à la demande» explique le jeune maraîcher.
Les rendements, variables, oscillent entre 250g et 500g par plant. Le Gaec Cornut en produit environ 200 kg par an.
Les crosnes nécessitent de l’entretien : «Ils redoutent les fortes chaleurs et le développement excessif des mauvaises herbes ; ils se plaisent en  terrain sableux, apprécient les fumures potassiques. Pour un bon développement des plants, il faut procéder à une aération du sol et à un arrosage en fin d’été» explique-t-il. Les crosnes sont sensibles aux attaques d’un champignon dénommé Verticiliose. Pour diminuer les risques d’attaques, les Cornut pratiquent la rotation des cultures tous les ans. L’ensemble de ces contraintes  ajoutées à une récolte manuelle et longue contribuent à expliquer le prix des crosnes vendus autour de 13 et 14€/kg.

Un légume de fête
Les crosnes entrent fréquemment dans la composition des menus de fêtes de fin d’année. «On compare ce légume à une bonne bouteille de vin ou un bon foie gras... On peut le consommer en persillade sauté à la poêle ou en accompagnement d’une viande de volaille. Comptez environ 250g/personne en légume unique ou bien 150g/personne en accompagnement» explique Antoine Cornut.
Davantage consommés par une clientèle âgée, les jeunes connaissent peu ce légume. Il est pourtant plutôt facile à préparer : «Inutile de les peler. Il suffit de les laver soigneusement et de couper les pointes du tubercule».
Le Gaec propose d’autres légumes qui sont davantage consommés en fin d’année, c’est le cas de la mâche, des panais et des topinambours.
Ces maraîchers commercialisent leurs légumes sur les marchés d’Yssingeaux et du Puy-en-Velay, dans le magasin de producteurs «Saveurs des Fermes d'Yssi» à Yssingeaux et des restaurants.

L’histoire du Crosne
Le crosne du Japon (Stachys affinis) est un petit légume racine (nom générique pour tous les légumes qui poussent en terre) originaire de la Chine septentrionale (Mongolie intérieure, Shanxi, Xinjiang). La plante fut introduite et cultivée au Japon d’où elle a été importée en Europe à la fin du XIXème siècle. Venue en France en 1882, elle fut rapidement cultivée en grand puis tomba peu à peu dans l’oubli à la fin du XXème siècle.
À l’origine, ce légume avait pour nom «Stachys affinis» et pour aider les cuisiniers à le prononcer, Auguste Pailleux lui donna sa désignation actuelle, «crosne».

Les plus lus

Les responsables professionnels et syndicaux de la filière porcine ont expliqué à la presse les dimensions réelles du projet.
Un soutien professionnel sans faille au projet de porcherie à Royère-de-Vassivière

Sur invitation de la FDSEA et des JA de la Creuse, une conférence de presse a eu lieu sur l’exploitation du Gaec du Villard.…

Alice, Daniel et Florent se lancent dans des travaux pour bénéficier de meilleures conditions de travail.
À Saint-Victor-Malescours, le GAEC de Montebello repense sa stabulation avec la 3D

Au Gaec de Montebello, on attend avec impatience que les travaux d'agrandissement et de réaménagement de la stabulation…

Les Rencontres à tables arrivent en Haute-Loire. Les Ja et la FDSEA vous proposent deux rendez-vous estivaux : les dimanches 28 juin et 26 juillet.
"Les Rencontres à Table" arrivent en Haute-Loire : une journée à la ferme autour de la viande locale, les dimanches 28 juin et 26 juillet

Deux exploitations agricoles de Haute-Loire ouvrent leurs portes pour une journée festive autour de la production bovine et de…

Loïc Richard, éleveur caprin sur la commune d'Olby, dans le Puy-de-Dôme.
À Olby, Loïc Richard transforme son lait de chèvre et valorise ses chevreaux en vente directe

Loïc Richard est éleveur de chèvres sur la commune d’Olby, dans le Puy-de-Dôme. Installé depuis 2020, il débute en production…

Volailles : un nouveau bâtiment d’élevage pour le GAEC Cluzy

À Thiel-sur-Acolin, le GAEC Cluzy franchit une nouvelle étape dans son développement avec la mise en service de deux nouveaux…

dux hommes et un fromage cantal à gauche
Fromage à la ferme : Penser le confort de travail

 Pour Anthony Loubeyre, la valorisation du lait par la fabrication de cantal et de salers doit prendre en compte le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière