Aller au contenu principal

Emploi
Le contrat de travail intermittent

C’est un contrat à durée indéterminée.

Dans le contrat de travail intermittent en agriculture, les heures supplémentaires sont décomptées à la semaine.
Dans le contrat de travail intermittent en agriculture, les heures supplémentaires sont décomptées à la semaine.
© D.R.

Les employeurs agricoles peuvent conclure des contrats de travail intermittent pour pourvoir des emplois permanents mais comportant par nature une alternance de périodes travaillées et de périodes non travaillées ; par exemple, lorsque le salarié est recruté pour effectuer toutes les récoltes de l'exploitation tout au long de l'année et d'une année sur l'autre. Le contrat comporte alors des mentions impératives et les heures supplémentaires sont décomptées à la semaine.

 

Un CDI avec mentions impératives

Le contrat de travail intermittent est un contrat à durée indéterminée. Il doit être conclu par écrit et comporte les mentions suivantes.

 

- La qualification du salarié ;

 

- La durée annuelle minimale du travail :

* exprimée en heures de travail. Les congés payés et les absences rémunérées à l'occasion d'un jour férié légal n'y sont pas inclus ;

* comprise entre 300 heures par an et 1 200 heures par an ;

 

Les heures dépassant cette durée minimale fixée au contrat ne peuvent excéder le tiers de cette durée, sauf accord du salarié ; par exemple, l'employeur qui s'engage sur une durée minimale de travail de 900 heures par an, peut demander au salarié d'accomplir jusqu'à 300 heures en sus ;

 

- Les périodes et les horaires de travail, en retenant l'une ou l'autre des deux catégories de contrats de travail intermittent :

* Contrat prévoyant des périodes de travail fixées avec précision : le contrat de travail intermittent peut prévoir une ou plusieurs périodes travaillées par an en fixant avec précision les dates de début et de fin de ces périodes ;

* Contrat prévoyant des travaux saisonniers : le contrat de travail intermittent peut prévoir une ou plusieurs périodes de travaux saisonniers dont les dates de début et de fin ne peuvent pas être fixées avec précision au contrat, en raison de la nature de l'activité. Dans ce cas : le contrat doit énumérer la nature des travaux saisonniers pour lesquels le salarié est employé ; l'employeur doit notifier au salarié la date du début de chaque période de travail au moins huit jours à l'avance. Sauf circonstances justifiées, le salarié doit se présenter au travail à la date indiquée sous peine de sanctions.

 

Pendant les périodes travaillées, le salarié suit l'horaire habituel de l'entreprise ;

 

- Les éléments de la rémunération convenue par référence à la convention collective de travail applicable ainsi que les modalités de cette rémunération en optant pour l'une des deux formules suivantes :

* soit la rémunération mensuelle des heures de travail effectivement faites au cours du mois, majorées de 13 % : 10 % au titre de l'indemnité compensatrice de congés payés et 3 % au titre du paiement des jours fériés chômés ;

* soit la rémunération mensualisée et lissée sur la base du douzième de la durée du travail minimale annuelle prévue au contrat, majorée de 13 %.

 

Le décompte des heures supplémentaires à la semaine

Dans le contrat de travail intermittent en agriculture, les heures supplémentaires sont décomptées à la semaine.

 

- Jusqu'à 35 heures par semaine, le salarié est rémunéré sur la base de son taux horaire majoré de 13 %, que ces heures soient accomplies au titre de la durée minimale ou au delà ;

 

- A partir de la 36ème heure de travail effectif, décomptée depuis le lundi, les heures de travail du salarié donnent lieu à majoration de salaire (de 25 % jusqu'à 43 heures et de 50 % au-delà), comme vient de le rappeler un arrêt de la Cour de Cassation du 16 juin 2010, ou à un repos compensateur équivalent. Cette règle s'applique que les heures supplémentaires soient accomplies au titre de la durée minimale prévue dans le contrat ou au-delà de cette durée minimale.

 

Attention ces données ne sont pas exhaustives. Pour toutes informations, n'hésitez pas à vous rapprocher du service emploi de la FDSEA de la Creuse au 05 55 41 71 32 ou au 05 55 41 71 31.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière