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Le concours bovin de Saint‑Pourçain-sur-Sioule célèbre l'excellence de l'élevage

La soixante-et-unième édition de la Foire Concours Bovins de Saint-Pourçain-sur-Sioule s’est tenue dans un contexte sanitaire et économique particulier. Malgré moins d’animaux exposés, la qualité, l’ambiance et la relève agricole ont marqué l’événement.

61e édition pour la Foire Concours

La Foire Concours Bovins de Saint-Pourçain-sur-Sioule a fêté cette année sa 61e édition. 

Un rendez-vous attendu pour la filière bovine dans l’Allier, qui a su maintenir son dynamisme malgré un contexte sanitaire complexe. 

Jean-Louis Lautel, président de l’association organisatrice, se dit globalement satisfait : « on aurait toujours espéré avoir plus d’animaux, mais dans le contexte actuel, c’est déjà une satisfaction ».

Plusieurs concours similaires en France n’ont d’ailleurs pas pu se tenir.

La baisse de participation s’explique aussi par la charge de travail des éleveurs et par une commercialisation plus favorable : certains préfèrent vendre directement chez eux plutôt que de se déplacer. 

Malgré tout, la qualité des bêtes présentées reste excellente, notamment chez les bovins viande et les reproducteurs.

 

 

Une passion familiale récompensée

Parmi les éleveurs présents, la famille Guerrier incarne la tradition et la continuité. 

Installé depuis 1999, Jérôme Guerrier représente la cinquième génération d’une exploitation familiale, GAEC de la Cafratte. 

Son fils Baptiste s’apprête à devenir officiellement associé, rejoignant ainsi la sixième génération, et reprenant le flambeau avec son frère Valentin, qui rejoindra l’exploitation au départ en retraite de son père. 

Membres actifs de l’association organisatrice Foire Concours Bovins de Saint-Pourçain-sur-Sioule, ils y participent depuis près de quarante ans.

Cette année, parmi leurs huit bêtes présentées, quatre ont été récompensées : Super prix d’honneur femelle, deuxième prix d’honneur mâle, prix d’honneur couleur pour un animal croisé limousine et blanc-bleu-belge, ainsi qu’un deuxième prix d’ensemble. 

Pour Baptiste, ces concours sont essentiels : « c’est important pour la valorisation et pour l’ambiance ». 

Derrière chaque prix, des années de sélection génétique et de soins constants sont nécessaires pour obtenir des animaux d’exception.

 

 

Une relève engagée malgré les défis

Installée depuis 2022 à Saint-Léon, Perrine Point a repris l’exploitation familiale avec ses deux oncles.

Présente chaque année, elle a présenté trois reproducteurs et remporté deux premiers prix.

Son travail demande une préparation tout au long de l’année : sélection, dressage au licol, lavage et soins.

« Ma grand-mère travaillait sur l’exploitation, j’ai tout le temps voulu faire ce même métier aussi », affirme la jeune éleveuse.

« Aujourd’hui, il y a de plus en plus de femmes dans la profession. Ça se féminise et c’est bien », observe-t-elle.

Christophe Jardoux, président de la Chambre d’agriculture de l’Allier, partage un optimisme prudent.

Si les prix actuels sont historiquement élevés, cela ne garantit pas l’avenir. 

Le défi reste de préserver l’élevage allaitant, d’attirer des jeunes et de relancer l’engraissement en France.

Une réunion en préfecture réunira prochainement tous les acteurs de la filière.

Dans ce contexte, la foire de Saint-Pourçain-sur-Sioule reste un bel évènement et incarne une agriculture passionnée, fière de ses racines et tournée vers l’avenir.

 

Lire aussi : Foire Concours de Saint-Pourçain-sur-Sioule : 60 ans de passion bovine

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