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Conseil général
Le budget 2012 “ambitieux mais responsable” ne fait pas l’unanimité

Réunie en séance publique les 22 et 23 décembre, l’assemblée départementale a adopté un budget primitif sans les voix des deux groupes d’opposition.

Le vote du budget primitif est une session souvent animée. Celle des 22 et 23 décembre n’a pas dérogé à cette règle.
Le vote du budget primitif est une session souvent animée. Celle des 22 et 23 décembre n’a pas dérogé à cette règle.
© R.-S.A.
Le Département n’augmentera pas le taux des impôts locaux. Une bonne nouvelle pour le contribuable (qui risque de voir son imposition tout de même augmenter par l’augmentation des bases et d’une possible hausse des taux d’autres collectivités). Mais qui ne constitue pas pour autant une surprise, puisque conforme à l’engagement de stabilité fiscale décidé pour la période 2011-2014. L’augmentation d’autres ressources permet néanmoins au Conseil général de disposer en 2012 d’un budget de 221 millions d’euros, en progression de 3 %. Il revient à l’Assemblée départementale d’opérer des choix stratégiques. Jeudi 22 et vendredi 23 décembre, le président Descœur a soumis au vote des conseillers généraux les propositions d’un budget primitif 2012 qu’il qualifie de “responsable, ambitieux et durable, dans un contexte international d’assainissement des finances publiques”. Et de préciser qu’il s’inscrit dans le strict respect du scénario de gestion bâti avec le cabinet indépendant Knopfler. Un budget adopté par la majorité des élus

221 millions d’euros en 2012

 

En résumé : l’épargne brute augmente et atteint 21 millions ; il est décidé que l’emprunt maximum passera de 15 à 13 millions ; les frais de fonctionnement demeurent contenus ; la capacité de désendettement est réduite à huit ans (elle était de dix ans en 2010)... Parallèlement, Vincent Descœur promet néanmoins des prestations sociales en hausse de 3 % ; une attractivité territoriale accrue grâce une augmentation de 4,34 % des investissements ; la poursuite des efforts en matière de tarification des services (notamment dans le domaine des transports) ainsi qu’en direction des jeunes (pass Cantal, par exemple) ; une action renforcée vers les communes (avec un Fonds d’équipement augmenté de 25 % pour résoudre les problèmes liés à l’eau, son adduction et son assainissement et la création d’une agence technique pour se substituer aux services que proposaient les services de l’Équipement) ; etc.  Idyllique ? Pas de l’avis des trois membres du Groupe du rassemblement démocratique (GRD) qui se sont abstenus et encore moins aux yeux des quatre élus socialistes. Ainsi, il semble périlleux pour Michel Cabanes de “faire plus avec moins”. Beaucoup plus sévère, Alain Calmette estime que le Conseil général n’offre rien de nouveau en matière de développement durable ; promet moins aux collectivités locales ; pas de véritable programme pour la jeunesse... Et surtout, il dénonce la pression fiscale exercée en une décennie, se livrant à une bataille de chiffres avec le président Descœur. Il constate ainsi une augmentation pour le contribuable de 30 % entre 2001 et 2010. Très raisonnable selon Bruno Faure (Salers) qui fait le calcul : “38,8 € en dix ans, soit une mensualité et demie d’un abonnement au téléphone portable.”

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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