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L'Allier et la Haute-Loire en finale nationale des Ovinpiades

La finale régionale des Ovinpiades s'est déroulée jeudi 4 février dernier au Lycée Agricole de Brioude Bonnefont. À l'issue des épreuves théorique et pratiques, Clément Rivière (1er) du Lycée de Moulins Neuvy dans l'Allier et Florent Touzet du Lycée de Brioude Bonnefond sont qualifié. Ils représenteront l'Auvergne à la Finale nationale le 27 février prochain dans le cadre du SIA à Paris.

Jeudi 4 février, 20 élèves provenant de 8 lycées agricoles publics et privés des 4 départements d’Auvergne se sont affrontés durant toute une journée pour remporter le titre de meilleur jeune berger d’Auvergne.
Organisés par Interbev ovins en collaboration avec la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire et le lycée agricole de Bonnefont, les ovinpiades des jeunes bergers visent à communiquer sur le métier d’éleveur et à susciter des vocations parmi les jeunes étudiants qui désirent s’installer.
Les 5 épreuves de ce concours permettent également de montrer aux nouvelles générations que les conditions de travail de l’éleveur ovin se sont considérablement améliorées.
Avant de participer aux épreuves pratiques et très professionnelles, les candidats ont démarré par l’épreuve théorique avec un quizz en vue de tester leurs connaissances sur la production ovine. «Quelle est la température normale d’un ovin adulte ? (Réponse : 39,5°C)» c’est à l’une de ces questions que chaque candidat a tenté de répondre le plus justement possible. Après cette série de 15 interrogations, les candidats ont participé à un test de reconnaissance visuelle des races ovines.
Une fois cette phase théorique accomplie, 4 autres épreuves pratiques étaient au programme. Dans l’épreuve de maniabilité,  chaque candidat devait piloter un quad attelé à une remorque transportant 3 brebis. Comme l’explique Dominique Deltroy, technicienne en production ovine à la Chambre d’Agriculture, «le quad est un véhicule fréquemment utilisé par l’éleveur, ne serait-ce que pour aller chercher une brebis malade ou qui vient d’agneler au parc».
Les candidats étaient également jugés sur la manipulation et l’évaluation de l’état corporel de l’animal. Les concurrents devaient attribuer une note sur l’état d’engraissement des brebis en vue de les trier et de constituer des lots homogènes en fonction de leur état physiologique.
Quant à la manipulation, le jury  appréciait la façon d’attraper la brebis, de la déplacer et de l’asseoir.
L’épreuve du parage des brebis consistait à introduire la brebis dans une cage de retournement et à tailler les onglons, une intervention classique dans les exploitations ovines.
Pour finir, les élèves étaient jugés sur leur aptitude au tri des brebis et à l’utilisation d’un parc de tri.

Un atelier sur l’identification électronique

L’identification électronique des agneaux devenant obligatoire à partir du 1er juillet 2010, les organisateurs du concours proposaient une présentation de ce nouveau système à destination des élèves présents. Une présentation réalisée par Jean-Marc Pellerin, technicien à Copagno, et d’autant plus utile pour les deux vainqueurs des ovinpiades Auvergne qui devront utiliser ce nouveau système d’identification  dans l’épreuve de tri lors de la finale nationale des ovinpiades à Paris.

La filière retrouve l’espoir

Les responsables professionnels agricoles ovins qui participaient à cette finale ont diffusé des messages empreint d’optimisme auprès des élèves qui, demain, s’installeront peut-être en production ovine.
«A travers les ovinpiades, les jeunes peuvent découvrir toute la dynamique de la filière ovine qui, après des années de souffrance, retrouve l’espoir grâce au rééquilibrage de la PAC ; cette filière devra toutefois être accompagnée d’un encadrement technique soutenu» a expliqué Jean-Luc Chauvel, responsable ovin à la Chambre d’Agriculture de Haute-Loire.
Pour Claude Font, président de la FDO 43 et de l’AROA (Association Régionale Ovine Auvergne), si la production ovine a obtenu une reconnaissance en terme de soutiens, il reste encore beaucoup à faire en terme de modernisation des élevages. «L’autre gros chantier conduit à l’heure actuelle par la profession concerne le financement et l’organisation d’un réel appui technique» a-t-il ajouté.
A l’issue de cette journée d’épreuves, le jury a désigné les deux vainqueurs de cette finale régionale, Clément Riviere du Lycée agricole de Moulins-Neuvy (03) et  Florent Touzet du Lycée agricole de Brioude Bonnefont (43) ; ces deux auvergnats iront disputer la place du meilleur jeune berger français à l’occasion de la finale nationale le samedi 27 février au SIA à Paris.

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