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L’alcool festif oui, l’alcool excessif non

Une opération conjointe à destination des mineurs orchestrée par la préfecture, la Ville d’Aurillac et la Police (nationale et municipale).
 

Un policier discute avec un patron de bar.
Les forces de l’ordre ont échangé avec les directeurs de plusieurs établissements de nuit et des clients.
© M. V.

C’est armés d’éthylotests que les représentants de la préfecture, de la Police nationale et municipale et de la Ville d’Aurillac ont franchi le seuil de plusieurs bars du centre-ville de la ville préfecture le soir du 2 avril. Une fois le frisson passé de voir entrer le commissaire divisionnaire Jean-Philippe Roth, suivi du préfet Philippe Loos et du responsable de la Police municipale Mickaël Gladines, les propriétaires ont pris le temps d’échanger sur le thème de cette sortie groupée à la tombée de la nuit : l’alcoolisation des mineurs. 


Responsabiliser tout le monde


“C’est un vrai sujet de santé publique, qui plus est un facteur aggravant qui peut entraîner des rixes, des violences sexuelles ou intrafamiliales, des faits que l’on peut regretter après coup mais qui sont en augmentation, déplorait le préfet. On ne calcule plus le nombre de personnes interpellées dans un état second. Si nous responsabilisions tout le monde, on pourrait éviter des drames, notamment sur la route.” Avant la répression, les services de l’État veulent miser sur la prévention en allant à la rencontre des usagers et en distribuant des éthylotests, différents selon que l’on est jeune conducteur ou pas. Et tout le monde y passe : ceux qui ne boivent pas, mais qui peuvent faire souffler un ami ; ceux qui boivent, qui n’ont pas le permis ; et même ceux qui boivent mais... qui se sont déjà fait retirer le permis ! Ce sont ces profils, et beaucoup d’autres, que les différents protagonistes ont tenté de responsabiliser. Leur ont été rappelées les “règles de bonne conduite”, comme Sam (“celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas”) ou la charte de la vie nocturne dans le centre-ville aurillacois. “La prévention, c’est la bienveillance en action”, appréciait Marie-Jo Ortigues, nouvelle adjointe à la municipalité d’Aurillac en charge de la Sécurité publique. 
Si les mineurs étaient principalement visés par cette opération de prévention, les forces de l’ordre ont prévenu : “Il faut aussi redire aux commerçants, aux supérettes,  aux supermarchés qu’on ne vend pas d’alcool aux moins de 18 ans dans le cadre du Code de la santé publique. Cette responsabilité est la leur et on leur rappellera”, a prévenu le préfet, qui n’hésitera pas à signer des fermetures administratives si besoin.


Trop d’accidents sous emprise


Une fermeté sur laquelle il est rejoint par le commissaire Roth qui révélait que “70-80 % des faits sur lesquels nous intervenons sont liés à l’alcool, que ce soit dans la rue, au volant ou chez les gens”. En 2025 par exemple, sur les 168 blessés sur les routes cantaliennes, 46 avaient entre 18 et 25 ans. C’est la classe d’âge la plus représentée parmi les blessés (27,38 %). Pour continuer dans les chiffres, 134 permis probatoires ont été suspendus l’an dernier, soit 74 arrêtés de suspension de permis suite à une consommation d’alcool et/ou de stupéfiants. Sur les 131 accidents non mortels dans le département, 14 font apparaître une consommation d’alcool et/ou de stupéfiants, dont 7 impliquant au moins un jeune entre 17 et 25 ans. “La réponse pénale est systématique”, insiste le préfet, qui rappelait que cette soirée était financée dans le cadre du plan départemental d’actions de sécurité routière (PDASR).        
 

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