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Sécheresse
L´agriculture sinistrée : jusqu´à 80 % de fourrage perdu

La mission d´enquête désignée par le préfet dans le cadre de la procédure "calamités agricoles" s´est rendue sur le terrain les 30 et 31 juillet. Elle a dressé un premier bilan des pertes consécutives à la sécheresse dans le département.

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Les conclusions de la commission permettent de dresser un premier bilan provisoire des pertes subies par les agriculteurs du fait de la sécheresse.
- Stock de fourrages : essentiellement constitués au printemps (foin 1re et 2e coupe), la perte moyenne est comprise entre 50 et 60 % (20 à 40 % dans les zones montagneuses et entre 40 % et 60 % dans les parties nord, ouest et autour du bassin d´Aurillac, et même jusqu´à 60 % et 80 % dans la Châtaigneraie, à l´est, et dans l´extrême nord). Les pertes sont à la fois quantitatives et qualitatives, les graminées prairiales développant leurs composantes ligneuses au détriment des graines et des feuilles. La qualité du maïs est également très préoccupante, sa valeur fourragère pour l´ensilage provenant essentiellement de l´épi. Or la sécheresse a -en partie ou totalement- inhibé la phase d´épiaison et de remplissage des maïs qui intervient tardivement dans la période de croissance de la plante.
- Ressources fourragères de saison : la ressource sur pied devenant inexistante faute d´eau, conduit les agriculteurs à puiser dans leur stocks hivernaux pour alimenter leur cheptel. Les dates de rupture de pâture s´échelonnent du 15 juin au 15 août suivant les zones.
- Pertes de fond : les prairies plantées se détériorent sous le coup du manque d´eau et de la chaleur, ce qui obligera dans certains cas à réensemencer à l´automne.
- Pertes de production : elles concernent certes les agriculteurs commercialisant des productions végétales (très peu nombreux dans le département), mais aussi les productions animales. Soit 95 % des agriculteurs, spécialisés dans les productions laitières ou allaitantes, qui dépendent directement des ressources fourragères disponibles. La qualité de la production laitière a fortement diminué (jusqu´à 30 %), tandis que la production allaitante est caractérisée par une forte baisse du poids des animaux.

Pour plus d´informations, lire l´Union agricole et rurale du 16 août 2003.

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