Aller au contenu principal

Lacapelle-Del-Fraïsse  : Vincent Duquesne à la conquête du septième art

Fils du vétérinaire de Lafeuillade-en Vézie, Vincent Duquesne est devenu comédien et revient aujourd’hui en Châtaigneraie tourner son premier métrage.

Dernières recommandations aux comédiens avant le tournage.
Dernières recommandations aux comédiens avant le tournage.
© P.O.
Quinze heures, ce lundi 20 août étouffant, dans un jardin d’un particulier du bourg à Lacapelle-del-Fraïsse : répétition générale pour quatre comédiens. Contrairement aux apparences, le groupe ne prépare pas le festival de théâtre de rue mais s’apprête à tourner pour le premier moyen métrage - ça existe ! - de Vincent Duquesne, un enfant du pays. À 24 ans tout juste, le fils du vétérinaire local, monté à Paris pour devenir comédien, a choisi de revenir dans sa Châtaigneraie natale pour sa première création... Un retour aux sources que d’autres auraient pris pour scénario.

Jouer sur l’inattendu

 

Le film, qui devrait atteindre une quarantaine de minutes, sera tourné avec des moyens chiches : une petite caméra à main, deux seules personnes au son, des prises en lumière naturelle... Non pas que le jeune homme cultive ses racines auvergnates… Vincent Duquesne revendique ce choix d’une production minimaliste, épurée, loin de la débauche de moyens et ­d’effets devenue nouvelle religion dans le monde cinématographique. “Étant moi-même comédien, je me suis rendu compte que lors des tournages il y avait énormément d’attente du fait des contraintes de mise en scène, j’ai voulu renverser ça”, indique-t-il. Lui qui fait souvent référence à Pialat, préfère donc jouer sur l’inattendu, “l’accident”, l’expression, celle de ses acteurs qui doivent être capables d’incarner leur personnage, de porter l’histoire. L’histoire, celle de son premier métrage, c’est celle d’un groupe de copains, venus fêter un anniversaire autour d’une partie de guerre airsoft (une guerre virtuelle grandeur nature). Un jeu qui va vite tourner au drame... “J’ai voulu aborder la relation des jeunes aux armes à feu, montrer que la frontière entre virtuel et réel est mince, que ce genre de choses peut dévisser partout, y compris en milieu rural. Justement pour moi, c’était important de tourner ici, pour sortir des clichés de la violence, des armes dans les cités, les banlieues...”, explique le jeune ­comédien-scénariste. “Un jour, j’ai vu une petite fille qui choisissait dans une armurerie un fusil à pompe à billes avec sa grand-mère et, ayant participé moi-même à une guerre airsoft, j’ai été fasciné de constater avec quelles rapidité et facilité les règles éthiques et sociales établies volaient rapidement en éclat...”, expose celui qui a fait ses premières armes dans la troupe de Veinazès anim’. Un scénario qui tranche avec “Je cherche”, une création comique sur le désespoir féminin de la recherche amoureuse réalisée alors que Vincent Duquesne était encore locataire du Cours Florent et qui fut primée. “Très tôt j’ai fait des sketches, au début comiques, mais ce que j’aimais surtout c’était interpréter des personnages. Et puis un jour, une amie de ma mère m’a dit : “Tu feras ça plus tard”. Des propos prémonitoires qui vont interpeler le Cantalien qui va développer une véritable passion pour le cinéma et, comme beaucoup, partir tenter l’aventure à Paname. Devenu comédien, il attrape aussi le virus de l’écriture qu’importe son âge. “Artistiquement les gens me font confiance, les comédiens ­s’abandonnent quel que soit l’âge du réalisateur, estime-t-il. Pour l’instant je suis très heureux de faire mon premier film, je profite de chaque instant.” Objectif : que cette première réalisation lui serve de carte de visite et soit programmée dans des festivals et, pourquoi pas, à la télévision, sachant qui Vincent Duquesne a déjà en tête deux autres scénarios et de créer, un jour, son propre festival professionnel indépendant.

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Les plus lus

Les responsables professionnels et syndicaux de la filière porcine ont expliqué à la presse les dimensions réelles du projet.
Un soutien professionnel sans faille au projet de porcherie à Royère-de-Vassivière

Sur invitation de la FDSEA et des JA de la Creuse, une conférence de presse a eu lieu sur l’exploitation du Gaec du Villard.…

Le producteur Nicolas Vanstraceele dans son laboratoire
Nicolas Vanstraceele, le pari de la pomme de terre transformée à Créchy

À Créchy, dans le Val d’Allier, Nicolas Vanstraceele, producteur de pommes de terre et de carottes de plein champ, s’est…

Filière châtaigne : le Cantal accélère la structuration de sa châtaigneraie

Créé en 2025, le Syndicat des Producteurs de Châtaignes du Cantal fédère déjà plus de 50 adhérents. Soutenue par plusieurs…

Les Rencontres à tables arrivent en Haute-Loire. Les Ja et la FDSEA vous proposent deux rendez-vous estivaux : les dimanches 28 juin et 26 juillet.
"Les Rencontres à Table" arrivent en Haute-Loire : une journée à la ferme autour de la viande locale, les dimanches 28 juin et 26 juillet

Deux exploitations agricoles de Haute-Loire ouvrent leurs portes pour une journée festive autour de la production bovine et de…

La France des fermes bio de Pauline

À la force des mollets, Pauline Plaçais explore les réalités agricoles françaises et questionne notre rapport à l’alimentation…

Loïc Richard, éleveur caprin sur la commune d'Olby, dans le Puy-de-Dôme.
À Olby, Loïc Richard transforme son lait de chèvre et valorise ses chevreaux en vente directe

Loïc Richard est éleveur de chèvres sur la commune d’Olby, dans le Puy-de-Dôme. Installé depuis 2020, il débute en production…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière