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Jean-Claude Guillon, directeur de communication chez Limagrain
“La suspension ne repose sur aucun fondement scientifique”

Nous venons de vivre une semaine fertile en rebondissements avec le report de l’examen de la loi sur les OGM puis l’interprétation contestée de l’avis de la Haute autorité provisoire sur le Mon 810 et enfin l’annonce de l’activation de la clause de sauvegarde par Matignon.

Jean-Claude Guillon, directeur de communication chez Limagrain
Jean-Claude Guillon, directeur de communication chez Limagrain
© Auvergne Agricole

Comment réagit Limagrain ?

Ce choix est déplorable pour deux raisons. D'une part parce qu'il ne repose sur aucun fondement scientifique sérieux. Les réactions indignées de la communauté scientifique nationale suite à l'interprétation délibérément déformée de l'avis de la Haute autorité provisoire par son président en attestent. D'autre part parce qu'il est en totale contradiction avec les objectifs de croissance durable affichés à l'issue du Grenelle de l'environnement. En effet, il va priver, en 2008, les agriculteurs français de leur capacité à « produire plus, mieux et plus sain ».

Matignon a pourtant rappelé l'intérêt de la technologie OGM pour relever les défis alimentaires et environnementaux...
Justement, cela ne fait que souligner l'incohérence de cette décision. C'est le règne du grand écart ! D'un côté l'affichage médiatisé de la connivence entre la Secrétaire d'Etat à l'écologie et un célèbre gréviste de la faim, condamné plusieurs fois par la justice, et qui prône la décroissance. De l'autre, le soutien apporté aux chercheurs par la Ministre de la recherche et le rappel à l'ordre du Président de l'Assemblée nationale. Mais à court terme, ce sont les agriculteurs et les chercheurs qui trinquent!

L'annonce dans le même temps d'un plan d'investissement de 45 Millions d'euros dans les biotechnologies végétales ne va-t-il pas dans le bon sens ?
C'est évidemment une bonne nouvelle. Mais pour que cela dépasse le simple effet d'annonce, il faudra réunir deux conditions : premièrement que ces 45 M€ soient réellement ajoutés aux programmes déjà prévus et, deuxièmement, que les nouveaux programmes soient fléchés sur la production de connaissances afin de créer des variétés végétales plus performantes, c'est-à-dire capables de produire plus et mieux. Nous jugerons sur pièces.

Quelles sont les conséquences de cette décision pour Limagrain ?
Pierre Pagesse et Daniel Chéron l'ont rappelé il y a quelques semaines, Limagrain continuera à développer avec détermination, là où c'est possible, ses efforts de recherche en biotechnologies végétales, y compris OGM. Notre objectif est de créer et commercialiser les variétés végétales les plus performantes afin de répondre aux besoins de nos clients. Nous avons toujours inscrit notre action dans une logique de croissance durable, alliant économie, développement des territoires et respect de l'environnement.

 

UDSEA/JA : manifestation

OGM : l'injustifiable volte-face

Dans un contexte politique mouvementé, nous dénonçons :
- la mise en place d'un moratoire et l'activation de la clause de sauvegarde par rapport au maïs Mon810,
- le report de l'examen de la loi sur les OGM à l'Assemblée nationale et le changement du calendrier prévu initialement.
La gestion cacophonique et les reculades du gouvernement sur ce dossier nous font craindre le pire. A l'approche des élections politiques de mars, nous craignons que les mauvais calculs électoraux l'emportent largement sur le bon sens et la raison.
Nous exigeons de la part du gouvernement :

- qu'il fasse légiférer sur les OGM, dans le respect du calendrier prévu,
- qu'il fasse preuve de cohérence : comment interdire dans un pays la recherche et la culture d'OGM et laisser les frontières ouvertes aux importations ?
- qu'il encourage la production agricole pour répondre aux besoins de la société.


Mobilisons-nous ce vendredi 18 janvier à 15 h devant la permanence du ministre Brice Hortefeux - 7, boulevard Lafayette à Clermont-Ferrand

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