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Abattoir d´Aurillac
La Semabev rend les armes après avoir rempli son contrat

Le tribunal de commerce d´Aurillac a approuvé début décembre le plan de cession de l´activité de la Semabev à la SA Cantavia. Le nouveau Pôle viande a repris la totalité du personnel de la société d´économie mixte, qui va être mise en liquidation. Tandis que le site de l´ancien abattoir va être vendu.

Une page se tourne : René Souchon, maire d´Aurillac, a mis un terme à l´activité de la Semabev, une société d´économie mixte qu´il avait lui-même créée au cours de son premier mandat de maire pour gérer l´abattoir d´Aurillac. Le 6 décembre dernier, le tribunal de commerce a en effet approuvé le plan de cession de l´activité à la SA Cantavia, gestionnaire du nouveau Pôle viande d´Aurillac, qui a repris le personnel de la Semabev à effet du 9 décembre. A cette date, l´ancien abattoir a donc cessé de fonctionner, tandis que les entrepôts frigorifiques du site ont poursuivi leur activité jusqu´au 31 décembre.En redressement depuis juin 2001En redressement judiciaire depuis juin 2001, la Société d´économie mixte Aurillac Bétail et Viandes" aura donc réussi à maintenir un abattoir à bout de souffle jusqu´à la mise en service du Pôle viande, géré cette fois par une société privée."Cette décision du tribunal de commerce est l´aboutissement de 20 mois de travail et de démarches alors que la situation de la Semabev, dès l´arrivée aux affaires de la municipalité, faisait apparaître un passif de 1,540 millions de francs et près de 100 000 F de perte chaque mois", commente René Souchon, au côté de son président délégué, Bernard Tible. En situation de cessation de paiement, la société d´économie mixte avait alors déposé son bilan, et avait été placée en redressement judiciaire.Il a fallu alors mettre en oeuvre une série de mesures pour poursuivre malgré tout l´activité : ainsi, les tarifs des prestations de la Semabev ont-ils subi deux augmentations de 17 % en 2001 puis 10 % en 2002. De son côté, la ville a encore investi 1,4 millions de francs en 2001 et 2002 pour réaliser des travaux sur l´abattoir et les entrepôts."Ces mesures ont été suivies d´effets puisque, sur la période du 6 juin 2001 au 31 octobre 2002, on enregistre un excédent de 7 600 euros", constate le président de la Semabev, en soulignant la parfaite collaboration des clients des usagers de la société, qui aura permis de sauver un outil dont l´activité a battu tous les records en 2002 avec plus de 7 000 tonnes de carcasses traitées. Ces bons résultats ont enfin permis à la ville de percevoir auprès de l´abattoir une taxe d´usage dont le versement avait été suspendu entre juin 2000 et juillet 2001 ("soit une perte sèche de 189 282 euros pour la ville").La dernière page de l´histoire de la Semabev s´est enfin tourné avec l´acceptation d´un plan de cession "qualifié de remarquable sur le plan social par un magistrat lors de l´audience", relève René Souchon.Dernier acteLes 22 salariés de l´abattoir ont en effet été repris par la SA Cantavia, qui a aussi proposé un poste à deux des cinq salariés des entrepôts frigorifiques, deux autres ayant été repris par Covial. Seul le cas d´une personne âgée de 56 ans poserait encore problème.La société Semabev fera ultérieurement l´objet d´une liquidation. Le terrain et les bâtiments (qui seront rasés) reviennent à la ville qui a décidé de les vendre pour accueillir une nouvelle activité industrielle et commerciale : "Nous avons déjà un client pour 2003", indique René Souchon en précisant que, si la construction de logements avait été un temps envisagée sur place, cette hypothèse avait été rapidement abandonnée en raison des caractéristiques de la zone. Enfin, le maire promet que l´aide de 152 000 euros, décidée en 1997 par le conseil municipal d´Aurillac "mais jamais budgétée" sera versée sur les exercices 2003 et 2004 au nouveau Pôle viande.Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale des 1er et 4 janvier 2003.

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