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La QV de Paul

Depuis le début de sa carrière professionnelle, Paul Bott bénéficie de la confiance de son entourage. De quoi donner à ce viticulteur de 28 ans les idées, les compétences et l’épanouissement personnel qui lui permettront d’assurer la pérennité du domaine familial se trouvant à Ribeauvillé.

© Nicolas Bernard

La confiance donne des ailes. Qu’on la reçoive d’un parent, d’un ami, d’un professeur ou d’un employeur, la confiance ouvre le chemin vers la responsabilité, l’autonomie et la capacité d’initiative. C’est un peu l’histoire de Paul Bott, un viticulteur de 28 ans amené à prendre les rênes du domaine familial de Ribeauvillé dans quelques années. « J’ai encore le temps. Je continue d’apprendre, mon père me laisse faire beaucoup de choses, c’est une chance. » Cette liberté octroyée depuis ses débuts, il la savoure pleinement. « Quand tu démarres, la plupart du temps, tu regardes et tu écoutes. Les initiatives, ça sera pour plus tard. » Lui n’a pas eu à attendre. En 2008, ses diplômes de viticulture-œnologie en poche, il incite ses parents à démarrer une production de crémant. « Nous avons également une activité de négoce. À cette époque, l’un de nos apporteurs en pinot blanc a souhaité arrêter son activité. Nous avons récupéré sa production, ce qui nous a donné les moyens de lancer notre propre gamme de crémants. » Une révolution pour le domaine familial créé en 1835 qui a ouvert de nouvelles perspectives. De 50 hl pour le premier millésime, la production de crémant atteint aujourd’hui les 150 hl. La gamme compte trois produits. Le crémant rosé est composé uniquement de pinots noirs. La cuvée Nicole, du nom de sa mère, fait d’un assemblage de pinots blancs et pinots gris. Et Paul a son crémant, astucieusement nommé QV Paul, fait entièrement à partir de pinot auxerrois. C’est avec un léger doute qu’il est parti, toujours en 2008, à la découverte de la viticulture néo-zélandaise pour trois mois. « J’ai un peu hésité avant d’y aller quand je voyais tout le travail qu’on avait. Je me suis quand même lancé et je ne le regrette pas. »

La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 26 mai 2016, numéro 1361.

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