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La Protection civile continue d’investir pour la sécurité des Cantaliens

Grâce à de nouveaux moyens opérationnels, la Protection civile se renforce pour intervenir au plus vite et au plus près de la population, notamment grâce à une remorque d’hébergement d’urgence. 
 

Une fête de village avec des secours.
Les bénévoles cantaliens de la Protection civile assurent près de 360 postes de secours par an.
© PC 15

Ce sont les seuls du département à en avoir une et ils espèrent qu’elle restera au fond du garage pendant longtemps... L’an dernier, la Protection civile a fait l’acquisition d’une remorque d’hébergement d’urgence, qui comporte une cinquantaine de lits pliants avec de la literie à usage unique, des kits d’hygiène individuelle (gel douche, brosse à dents, rasoir,...), mais aussi une bouilloire, des biscuits secs, des thermos, des chargeurs de téléphone... “Tout ce qu’il faut pour être autonome rapidement, surtout la première nuit, le temps de trouver des solutions de relogement s’il y a un incendie dans un internat, une maison de retraite par exemple”, explique Jérôme Parent, président de la Protection civile du Cantal depuis 2009. Il y a deux ans par exemple, lors d’une explosion de gaz à Saint-Flour, la remorque aurait été bien utile... “Avant, on avait le matériel mais dispatché dans des caisses et en arrivant sur place, on se dit qu’on aurait dû prendre ça ou ça et qu’on ne l’a pas.”


Des compétences élargies


Plus d’efficacité grâce à cette remorque donc, qu’aucune autre institution n’a et qui a nécessité un investissement 
de près de 8 000 €, auquel le Crédit agricole a participé. La remorque fait désormais partie de la flotte d’une vingtaine de véhicules répartis sur les six antennes cantaliennes(1) avec notamment deux quads, huit ambulances, un 4x4 pour accéder à des milieux plus escarpés sans oublier la structure gonflable, stockée elle aussi dans une remorque, pour être opérationnelle de suite… Et les nouveautés ne s’arrêtent pas là, avec l’achat de huit électrocardiogrammes (8 000 € par appareil, avec le soutien de Groupama). “Ça fait deux ans que les secouristes peuvent faire des électros. Il n’y a pas forcément de médecin ou de Smur à proximité donc ça permet de gagner du temps dans la prise en charge. On transmet les données au médecin régulateur du Samu qui lui enclenche d’autres moyens. De toute façon, il y a une évolution des pratiques et on tend de plus en plus vers la télémédecine. Ça ne sert à rien d’engager un Smur à Riom-ès-Montagnes pour une douleur musculaire s’il y a un besoin ailleurs.”


Des bénévoles professionnels


Les secouristes de la Protection civile assurent le bilan des victimes avant une prise en charge par le Service d’aide médicale urgente (Samu) si le médecin régulateur l’estime. Afin d’assurer une présence continue sur site, ils confient l’évacuation aux pompiers ou au Samu grâce à une convention signée il y a une vingtaine d’années dans le département, l’une des premières en France.  
Un travail de concert, mais seuls les secouristes de la PC sont bénévoles… “À 100 % oui, confirme Jérôme Parent. Si on ne compte que les postes de secours, nous assurons 20 000 heures de bénévolat, samedi, dimanche, jours fériés. Auxquelles il faut quand même ajouter le temps passé au nettoyage, à l’entretien du véhicule, au réassort de la pharmacie,… On dit souvent que nous sommes des bénévoles professionnels.” Deux salariés sont embauchés à mi-temps pour du secrétariat, et une formatrice sur du temps plein. “On aime ça !”, justifie Jérôme Parent, 40 ans, qui a passé la moitié de sa vie à la Protection civile. “J’étais étudiant et le secourisme me plaisait. J’habitais dans une commune rurale, il n’y avait pas de caserne de pompiers donc je me suis tourné vers la Protection civile.” Il assure la présidence de la section riomoise à seulement 26 ans et prend le relais de François Richez, nommé président national, à la tête de la PC départementale en 2009. 
“On recrute de 16 ans jusqu’à la retraite, précise Jérôme Parent. Il suffit d’avoir un peu de temps libre, d’avoir envie de rendre service, d’aider la population. Les secouristes suivent 60 heures de formation la première année, puis un jour obligatoire par an après.” Des propos qui résument le leitmotiv de l’association : “Aider, secourir, former”.
Marie varnieu
(1) Aurillac, Ydes, Riom-ès-Montagnes, Saint-Flour, la plus ancienne, Mauriac et Maurs, la dernière née.

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