Aller au contenu principal

La propagation de l’ambroisie se poursuit sur tout le territoire

Plante invasive, l’ambroisie diffuse un pollen particulièrement allergisant. L’Observatoire Régional de la Santé Rhône-Alpes publie une étude(1) sur le développement de l’ambroisie.

Ambroisie
Ambroisie
© CPIE DU VELAY

Le taux de prévalence(2) de l’allergie aux pollens d’ambroi- sie ne cesse de progresser. Dix ans après la première étude de 2004, l’Agence Régionale de Santé fait le point sur le risque ambroisie en Rhône-Alpes. Toutes zones confondues, un ménage sur quatre souffre d’allergie. Depuis 2004, le pourcentage de ménages avec au moins un cas d’allergie a significativement augmenté. La proportion devient significativement plus importante en zone fortement exposée. 13% de la population est désormais concernée (contre 9,2% en 2004). Le chiffre double presque pour atteindre 21% dans la zone fortement exposée.

Selon STOP AMBROISIE, 1 200 000 personnes en France souffrent d'allergies au pollen d'ambroisie, souvent de manière sévère.

Par ailleurs, la cartographie de l’ambroisie mise à jour en 2014 par le Ministère de la santé montre que la plante ne cesse de s’étendre. Alors que l’ambroisie était cantonnée à la seule région Rhône-Alpes, la plante invasive s’est aujourd’hui étendue à 87 départements français. En effet, seulement 9 départements sur 96 ne seraient pas impactés.

Pour lutter contre l’ambroisie, il manque à ce jour une volonté politique plus marquée ainsi qu’un outil législatif que les patients appellent de leurs voeux. Une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale qui attend d’être débattue. Il y a maintenant urgence.

80% du pollen d’ambroisie est issu du monde agricole. Celui-ci en est à fois victime et responsable. Il est essentiel que les agriculteurs aient à disposition tous les outils nécessaires pour lutter contre cette plante invasive et allergisante.

1) L’étude consiste en une enquête téléphonique sur la base d’un questionnaire, menée à la mi-septembre 2014 par IPSOS sur un échantillon de 2 502 foyers soit 7 024 personnes. Son objectif principal était d’estimer, dans trois zones homogènes d’exposition croissante de la région Rhône-Alpes, la prévalence de l’allergie aux pollens d’ambroisie ainsi que son évolution depuis la dernière étude menée en 2004.

2) Taux de prévalence : Nombre de personnes souffrant d'une maladie particulière à un moment donné, par population exposée au risque de cette maladie.

L’ambroisie en Haute-Loire et dans le Puy-de-Dôme

L’ambroisie est pour l’instant présente principalement dans l’Allier et le Puy de Dôme. Elle est arrivée de la région Rhône-Alpes où elle est particulièrement implantée. Elle envahit les plaines et les basses altitudes, mais on peut également l’observer à plus de 800 m.

Dans le département du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire, un arrêté préfectoral, préconisant la destruction systématique des plantes dès le mois de juin, a été pris plusieurs années de suite afin de juguler la prolifération. L’ARS missionne la FREDON Auvergne pour animer et mettre en œuvre le plan régional de lutte contre l’ambroisie. Elle a pour missions de coordonner les différents acteurs impliqués dans la lutte contre l’ambroisie, de former les référents et d’animer leur réseau, et d’accompagner les collectivités, gestionnaires privés… dans la gestion de la présence d’ambroisie sur le terrain (expertise technique, médiation).

Si vous repérez de l’ambroisie, remplissez le formulaire de signalement disponible en téléchargement sur le site internet de l’ARS Auvergne. Joigniez une photo de votre observation, afin de permettre la validation des données communiquées et adressez votre signalement à la mairie où est localisée l’ambroisie par courriel ou par courrier et à la chargée de mission ambroisie - FREDON Auvergne par courriel à pascale.fredon@fredon-auvergne.fr ou par courrier à FREDON Auvergne – Ambroisie - 83, av de l’Europe - Site de Marmilhat - 63370 Lempdes.

Source : ARS Auvergne

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière